Quatrième de
couverture : Le soir de la saint Sylvestre 1917, un groupe de jeunes
officiers se trouvaient dans un camp dominant Ypres. La neige couvrait le sol,
cachant les épaves de la guerre. Pourtant l’un des jeunes officiers le poète
Edmund Blunden, devait écrire : »la seule
réponse était la ligne de lumière qui coupait les Flandres comme à la saint
Sylvestre de l’année précédente. Tous avouaient que 1917 avait été une mauvaise
année et que 1918 ne s’annonçait pas mieux. » Pourtant 1918 devait voir la
fin de la guerre qui, dans ses trois dernières années, avait énervé les âmes de
ces nations qui l’avait si témérairement commencée.
L’Europe était lasse, fatiguée jusqu’au tréfonds de la
guerre et du massacre. Mais outre Atlantique, les Etats-Unis avaient abandonné
leur isolement et rejoint les Alliés. Les Empires centraux relevèrent le défi :
leurs armées renforcées de troupes venues de Russie, ils tentèrent de terminer
la guerre avant qu’une jeune nation riche en hommes et en équipement puisse
lancer sa lourde force sur les champs de bataille dévastés de France. Pour les
Alliés, en revanche, il s’agissait de tenir jusqu’à l’arrivée de l’aide
américaine.
Le drame fut joué sur plusieurs scènes. Dans les cercles
gouvernementaux à Londres, Berlin, Paris, Washington ; au quartier général
de Ludendorff, architecte de la dernière offensive allemande ; entre les
commandants alliés, Haig, Pétain et Pershing, intriguant dans une difficile
unité sous le commandement suprême de Foch.
Mais l’action principale de 1918, le dernier acte a lieu inévitablement sur une seule scène :
le front de l’ouest qui s’ouvre comme un gigantesque vampire de la Suisse à la
mer du Nord, suçant le sang de toute une génération.
Les récits de Barrie Pitt des sauvages combats qui firent
rage sur le front de l’Ouest, ses analyses de la politique des Etats en guerre
et ses études des hommes qui les conduisirent au cours de la dernière année de
guerre font de son livre, a dit le capitaine Liddell
Hart, « un des meilleurs livres récents sur la grande Guerre ».