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Les Français Illustres - Mme Gustave Demoulin
La librairie d'occasion spécialisée dans l'Histoire et ses personnages - 30/10/2020
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Hommes

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M518

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Bertrand Du Guesclin
(1320 - 1380)

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M149

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Le chevalier Bayard
(1476 - 1524)

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Pierre Terrail, seigneur de Bayard, dit le chevalier sans peur et sans reproche, fils d’Aimon Terrail,, né vers 1473 au château de Bayard, dans la vallée de Grésivaudan, près de Grenoble, mort en 1524. Présenté à treize ans au duc Charles Ier de Savoie, il séduisit ce prince par sa bonne mine et son adresse à manier à cheval, et prit rang parmi ses pages. Charles VIII, émerveillé du sang-froid et de la grâce du jeune cavalier, le demanda au duc de Savoie ; et quand Charles VIII, en 1493, passa les monts pour descendre en Italie, Bayard fit merveille à la bataille de Fornoue (1495). Lorsque Louis XII voulut faire valoir ses droits sur le Milanais, Bayard rejoignit sa compagnie (1499), et chargea un jour les ennemis avec tant de fureur qu'il entra avec eux dans Milan. Fait prisonnier, il obtint du duc, par ses réparties spirituelles, sa liberté. Bayard suivit le roi à la conquête du royaume de Naples, soumis la Pouille, combattit contre Gonzalve de Cordoue au siège de Canossa (1502). En 1503, à la suite d'un défi lancé aux Espagnols, il participa au « combat des Onze », à la manière chevaleresque. Il eut un duel demeuré célèbre avec Alonza de Sotomayor, duquel il sortit vainqueur. Mais bientôt l'expédition française tournait à mal ; il fallut songer au retour. Dans cette retraite de l'armée française, Bayard se couvrit de gloire ; on le vit un jour défendre seul le pont du Garigliano, contre deux cents Espagnols. Admirable prouesse caractéristique d'une époque où se dépensait, sans organisation militaire d'ensemble, beaucoup de bravoure individuelle ! Nommé écuyer du roi, Bayard fut envoyé en 1507 à Gênes, qui avait proclamé Maximilien, il fut un des principaux auteurs de la soumission de cette ville. Il combattit ensuite sous La Palisse et, chef d'une bande d'infanterie nationale, participa à la bataille d’Agdanel (1509). Il ne se distingua pas moins au siège de Padoue. Le bon chevalier, au milieu de ces guerres sanglantes, ne cessait de donner des preuves d'humanité, et, contrairement à l'habitude des gens de guerre de son temps, il ne se montra jamais avide de pillage et écartait toute déloyauté. Après avoir décidé, de l'aveu même de Trivulce, de la prise de Bologne, Bayard partit avec Gaston de Foix pour faire le siège de Prescia, dont les vénitiens s'étaient emparés par surprise (1512). Chargé de donner l'assaut, le chevalier sans peur fut blessé grièvement d’un coup de pic à la cuisse. Il fut recueilli et soigné dans une maison que sa présence sauva du pillage. Quand il partit, la dame dont il avait reçu l'hospitalité voulut lui remettre, comme remerciement, une forte somme d'argent, mais il refusa et la partagea entre les deux filles de la maison, qui se trouvèrent ainsi dotées. Bayard prit une part glorieuse à la sanglante bataille de Ravenne (1512). Bientôt après, l'armée française, épuisée et menacée par les forces supérieures des Vénitiens et des Suisses, se replia sur Pavie, et malgré les efforts de Bayard, se vit contrainte d'évacuer cette ville. Dans cette situation critique, le chevalier sans peur, renouvelant un de ses exploits passés, parvint, avec trente-six hommes, à arrêter pendant deux heures l'armée ennemie, et reçut une grave blessure à l'épaule. Il continua son action militaire dans les années suivantes. On le retrouve en 1513 dans l'Artois envahi par les Anglais. Les Français, coupés par les Impériaux et les Anglais près de Guinegatte, furent saisis d'une terreur panique et s'enfuirent. Bayard se conduisit héroïquement, mais il fut fait prisonnier, non sans avoir capturé un homme d'armes, qui ne voulait point le libérer sans avoir de lui une rançon. L'empereur et le roi d'Angleterre, devant qui cette contestation fut portée, décidèrent que les deux prisonniers étaient quittes l'un envers l'autre, et Bayard fut rendu à la liberté. François Ier nomma Bayard « lieutenant général » du Dauphiné (1515). Après la bataille de Marignan (1515), le roi voulut être armé chevalier de la main de Bayard, dont la bravoure avait beaucoup contribué au succès des armes françaises. Cinq ans plus tard, Charles-Quint envahit la Champagne et mit le siège devant Mézières. La place était faible et, néanmoins, constituait la seule défense de Paris ; quelques-uns voulaient brûler Mézières et ravager le pays, pour arrêter l'ennemi. Bayard courut se jeter dans la ville et fit décider une résistance énergique, malgré certains avis contraires. Le bon chevalier fit des prodiges de valeur. Avec une faible garnison, il tint tête à l'armée impériale forte de cent mille hommes. Des chefs renommés étaient venus le rejoindre à son appel, dont Montmorency, qui essaya d'accaparer toute la gloire de ce haut fait d'armes, au sujet duquel il fut de féliciter ainsi que Bayard, par le roi. Les assiégeants, découragés, se retirèrent enfin (1521). Le chevalier sans peur se distingua encore à Grenoble, où la peste et les brigands faisaient d'horribles ravages (1523) ; puis, François Ier ayant résolu de reconquérir le Milanais, il repassa en Italie, pour servir dans l'armée commandée par l'amiral Bonnivet, stratège assez médiocre. Battu près de Romagnano, Bonnivet confia le soin de la retraite au compte de Saint-Pol et à Bayard. Bayard fit tout pour sauver l'armée compromise. Il traversait la Sésia en opérant son mouvement rétrograde, lorsqu'il fut atteint, dans le côté, d'une pierre lancée par une arquebuse à croc, qui lui brisa l'épine dorsale. Il se fit coucher sous un arbre, le visage tourné vers les Impériaux : « je n'ai jamais montré le dos à l'ennemi, dit-il ; je ne veux pas commencer au moment de mourir. » Il baisa la garde de son épée en guise de croix. Le connétable de Bourbon, traître à son pays, qui poursuivait les Français, vint à passer ; il s'arrêta devant le héros et s'apitoya sur son sort : « Monsieur, lui répondit sévèrement Bayard, je ne suis point à plaindre, car je meurs en homme de bien ; mais j'ai pitié de vous, qui combattait contre votre roi, votre patrie et votre serment. »

Bayard fut le type le plus accompli et le plus pur du chevalier français tel que l’a conçu l’idéal poétique.

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M232

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Maximilien de Sully
(1559 - 1641)

En cours d’élaboration

Maximilien de Béthune, baron de Rosny, duc de Sully, l’un des plus illustres ministres de la France, né à Rosny, près de Mantes, en 1559, mort à Villebon (Eure-et-Loir) en 1641. Il était protestant. Son père le présenta à Henri de Navarre, qui l’emmena avec lui à Paris, où il suivit les leçons du collège de Bourgogne.Il échappa aux massacres de la Saint-Barthélemy, et servit dans les troupes du roi de Navarre. Ayant accompagné le duc d’Anjou en Flandre, il faillit périr lors du massacre d’Anvers. A son retour, il rejoignit Henri de Navarre en Guyenne et fut nommé chambellan et conseiller d’Etat de Navarre. Après l’avènement d’Henri IV, il devint son confident préféré. Secrétaire d’Etat en 1594, conseiller au conseil des finances et grand maître de l’artillerie en 1599, gouverneur de la Bastille en 1602, gouverneur du Poitou en 1603, duc de Sully et pair de France en 1606, c’est surtout par ses réformes financières qu’il s’est rendu célèbre. Il sut, à force d’activité, d’ordre et d’économie, réaliser les plans qu’Henri IV avait conçus. Pour remédier à la détresse du trésor royal, il établit une comptabilité sévère, et punit les concussionnaires ; il surveilla la répartition de la taille, diminua les exemptions, réduisit le taux d’intérêt de la Dette à l’aide d’une conversion, dressa, en un mot, un véritable budget, et parvint à amener dans les coffres de la Bastille une réserve de 40 millions. Il encouragea l’agriculture, fit faire des défrichements, des desséchements de marais, etc. « Le labourage et le pastourage, voilà, disait-il, les deux mamelles de la France, les vraies mines et trésors du Pérou. » Il répara les routes, les ponts, chercha à doter la France d’un réseau de canaux, mais il ne put réaliser que le canal de Briare. Il rétablit les fortifications des places frontières, et donna à la France une excellente artillerie.

Sully fut chargé, en 1602, de négocier la paix avec la Savoie ; en 1603, d’aller féliciter Jacques Ier après son avènement au trône d’Angleterre, et de négocier avec lui un traité d’alliance. Très aimé d’Henri IV, il s’opposa souvent à ses prodigalités et à celles de ses maîtresses. Il empêcha le roi d’épouser Gabrielle d’Estrées, et il travailla à son mariage avec Marie de Médicis. Henri IV sut cependant résister à son ministre en créant et en développant les industries de luxe, dont Sully n’était pas partisan.

Après l’assassinat d’Henri IV, Sully conserva tout d’abord ses fonctions, mais, en 1611, des intrigues de cour l’obligèrent à donner sa démission de surintendant des finances et de gouverneur de la Bastille ; il se fit donner une forte somme et une grosse pension, car il était loin d’être désintéressé. Mêlé aux querelles des protestants sous Louis XIII, il fut un des négociateurs de la paix de Loudun. A partir de ce moment, il ne parut que rarement à la cour et vécut à Sully, où il menait un train presque royal. En 1634, Richelieu lui fit donner le bâton de maréchal. Il publia en 1638 ses Mémoires, sous le titre : Sages et royales économies d’Etat.

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M26

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Cardinal de Richelieu
(1585 - 1642)

En cours d’élaboration

Armand-Jean du Plessis, duc de Richelieu, cardinal et homme d'État français, né très probablement et mort à Paris. Après avoir passé ses premières années en Poitou, il alla à Paris étudier au collège de Navarre (1594) et à l'académie de Pluvinel. En 1602, la retraite de son frère l'ayant ramené aux études théologiques, il fut nommé, en 1606, évêque de Luçon. Député du clergé aux états généraux de 1614, il fut choisi comme orateur par son ordre, et gagna la faveur de Marie de Médicis. Nommé aumônier de la jeune reine Anne d'Autriche, conseiller d'État et secrétaire des commandements de la reine mère (1616), il entra au conseil comme secrétaire d'État (nov.1616). Renvoyé après la chute de Concini, il se retira à Avignon (1617). Il rentra dans les affaires en se faisant l'intermédiaire de Marie de Médicis et de Louis XIII. Il ménagea entre eux les traités d'Angoulême (1619) et d’Angers (1620), et leur réconciliation lui valut le chapeau de cardinal (1622). Peu de temps après, il rentrait définitivement au conseil du roi. Il a indiqué lui-même le but qu'il voulait dès lors réaliser : « je promis à Votre Majesté d'employer toute mon industrie et toute l'autorité qu'il lui plairait me donner pour miner le parti huguenot, rabaisser l'orgueil des grands, réduire tous les sujets en leur devoir. » Pour mener à bien cette politique, il lui fallait l'appui du roi. Si Richelieu déploya, pour l'acquérir, infiniment de souplesse, le roi, à son tour, sut comprendre la grandeur de la politique que voulait faire son ministre, et il le soutint toujours. Les protestants formaient en France un véritable État dans l'État, en relation avec l'étranger : dans une première guerre, Richelieu reprend à Soubise et à Rohan les îles de Ré et d’Oléron, et conclut la paix de la Rochelle (1626). Soubise et Rohan avaient été soutenus par l'Espagne ; l'année suivante, ils le furent par l'Angleterre. Richelieu résolut d'en finir, et alla mettre le siège devant la capitale protestante, la Rochelle, qu'il emporta après un siège de quatorze mois. Rohan résistait encore dans les Cévennes. La prise de Privas et d’Alais (Alès) le réduisit à signer la paix d’Alais (1629), qui mit fin à l'existence des Réformés en tant que parti politique.

Richelieu montra la même sévérité à l'égard des grands : il s'efforça d'interdire les duels : le compte de Montmorency-Boutteville, qui était venu, malgré les édits, se battre en plein midi place Royale, fut exécuté.

Quatre ans plus tard, Richelieu fut sur le point de succomber. La sagesse du roi, qu’il alla trouver à Versailles, le sauva au moment où on le croyait perdu : ce fut la Journée des dupes. L'exécution du maréchal de Marillac, l'emprisonnement de son frère Louis, le garde des sceaux, et de Bassompierre, l'exil puis la fuite de Marie de Médicis, l'éloignement même d'Anne d'Autriche, la fuite de Gaston, marquèrent le triomphe de Richelieu. La révolte du duc de Montmorency fut également réprimée (1632) et le duc, vaincu à Castelnaudary, fut décapité à Toulouse. Celle du comte de Soissons se termina par sa mort à La Marfée (1641). Enfin, Cinq-Mars et de Thou payèrent de leur tête, à Lyon, le dernier complot contre le cardinal. Richelieu, à ce moment, était à bout de forces ; de Tarascon (Ariège) à Paris, ses gardes l'avaient ramené dans une litière rouge, devenue légendaire. Il devait mourir en 1642, quelques semaines avant Louis XIII lui-même.

À l'intérieur, les privilèges provinciaux et locaux furent brisés par la centralisation administrative, par le développement de l'institution des intendants, chargée de faire échec aux gouverneurs de province, et la démolition d'une foule de château fort ; les lettres et les arts furent encouragés (fondation de l'Académie française, 1635).

Autoritaire, Richelieu eut sans doute montré moins de sévérité si, ministre d’un roi sans caractère, en butte à des ennemis puissants, il n'avait eu, comme l'a dit un de ses historiens, « à se défendre à la fois contre la faiblesse de l'un et contre la malice des autres ».

À l'extérieur, Richelieu s'appuya sur les puissances protestantes pour lutter contre la maison d'Autriche. Il donna tous ses soins à la marine de guerre et de commerce, et protégea les compagnies coloniales.

La politique extérieure est la grande gloire de Richelieu. À l'intérieur, il laissa les finances en mauvais état, et, en détruisant des privilèges que rien ne justifiait plus, il détruisit aussi des éléments de prospérité, institutions locales et vie provinciale, dont l'absence est encore une cause de faiblesse pour la France.

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M428

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Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, vicomte de Turenne
(1611 - 1675)

Quatrième de couverture : Qui ignore le nom de Charlemagne

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M119

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Jean-Baptiste Colbert
(1619 - 1683)

Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, né à Reims en 1619 d'une famille de marchands rémois, mort à Paris en 1683

Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, né à Reims en 1619 d'une famille de marchands rémois, mort à Paris en 1683. Il réussit à entrer au bureau de Le Tellier, secrétaire d'État de la guerre, qui le présenta à Mazarin dont il devint l'intendant privé. Pendant l'exil de son protecteur sous la Fronde il lui demeura fidèle et servi d'intermédiaire entre lui et la reine. Après la mort de Mazarin, Colbert s'empara définitivement de l'esprit du roi auquel il avait été recommandé par Mazarin. Déjà, du vivant du cardinal, Colbert lui avait signalé les malversations de Fouquet. Il les démontra à Louis XIV, et le décida à sévir avec rigueur. Après la chute de Fouquet, il entra au conseil d'En-haut, fut préposé aux Finances, mais n'obtint que plus tard le titre de contrôleur général, auquel il joignit en 1664 celui de surintendant des bâtiments. Son rôle fut considérable, puisqu'il s'occupa des finances, de l'administration intérieure, de l'agriculture, de l'industrie, du commerce, des colonies, voire de la construction de Versailles, des encouragements à donner aux arts et aux lettres. C'était un grand travailleur, un homme énergique, un esprit systématique, très pénétré des idées mercantiles et protectionnistes de son temps. Il est assez difficile à juger, parce qu'entre ce qu'il a désiré réaliser et les résultats obtenus la différence est grande. Sans doute Louis XIV ne l’a qu’à demi compris. Colbert s'est heurté aux institutions existantes. Mais peut-être était-il moins révolutionnaire qu'on ne l'a cru longtemps.

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M152

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Le Grand Condé
(1621 - 1686)

Louis II de bourbon, prince de Condé, surnommé le Grand Condé, un des plus grands capitaines du XVIIe siècle, né à Paris en 16

Louis II de bourbon, prince de Condé, surnommé le Grand Condé, un des plus grands capitaines du XVIIe siècle, né à Paris en 1621, mort à Fontainebleau en 1686. Il porta, du vivant de son père, le titre de duc d'Enghien, et fut marié en 1641 à une nièce de Richelieu. Jeune, il était d'une laideur impressionnante et tragique, et avait un élan extraordinaire. Il fit ses premières armes à dix-neuf ans ; il en avait vingt-deux lorsqu'il reçut le commandement des troupes chargées de repousser les Espagnols des frontières françaises du Nord et remporta, avec Gassion comme mentor, la victoire de Rocroi (1643), couronnant son succès par la prise de Thionville et de quelques autres places. L'année suivante, il alla joindre Turenne à l'armée d'Allemagne, tenue en échec par Mercy, qu'il battit dans les journées sanglantes de Fribourg (1644). L'occupation d'une partie du Palatinat, la prise de Mayence, de Landau et de plusieurs autres places, la victoire de Nordlingen (1645), suivirent et complétèrent les grands combats de Fribourg. L'année suivante, le duc d'Enghien, devenu prince de Condé par la mort de son père, recevait la capitulation de Dunkerque et restituait cette place importante à la France. Il fut ensuite envoyé en Catalogne (1647), mais échoua au siège de Lérida. En 1648, il écrasa à Lens les restes de cette redoutable infanterie espagnole dont il avait brisé le prestige à Rocroi, et hâta par ses succès la conclusion du traité de Westphalie. Jeté au milieu des intrigues de la Fronde, il prit d'abord parti pour la cour, assiégea Paris et força les parlementaires à traiter, mais mit ses services a un si haut prix que la reine et son ministre, poussés à bout, le firent arrêter et enfermé à Vincennes (1650). Il fut libéré un an après par Mazarin, et se mit à la tête d'une nouvelle Fronde. Il s'établit à Bordeaux, dans son gouvernement, entame des négociations avec l'Espagne, met le Midi en feu, marche sur Paris et livre à Turenne, après plusieurs engagements sur la Loire, le sanglant combat du faubourg Saint-Antoine, où le canon de la Bastille, tiré sur les troupes royales par ordre de Mademoiselle, fille de Gaston, le sauva d'une défaite imminente et lui permit d'entrer dans la capitale. Sa politique brouillonne et orgueilleuse détacha de lui bourgeois et parlementaires. Abandonné d'un grand nombre de ses partisans, serré de près par Turenne, lassé peut-être d'une guerre sans issue, il s'enfuit dans les Pays-Bas et se jeta dans les bras des Espagnols, qui lui donnèrent un commandement dans leur armée (1653). On vit alors le vainqueur de Rocroi dévaster les provinces françaises du Nord. Dans cette triste guerre, où il eut Turenne pour adversaire, il ne fut d'ailleurs que rarement heureux, en désaccord avec le haut commandement espagnol, essaya inutilement de reprendre Arras et ne put empêcher Don Juan de perdre la bataille des Dunes (1658). À la paix des Pyrénées, Condé fut rétabli, après avoir fait sa soumission, dans ses honneurs et dignités. Il fut, avec l'assentiment du roi, qui gardait à son égard quelque défiance, candidat au trône de Pologne, mais les négociations, poursuivies pendant huit ans (1660-1668), ne purent lui assurer la succession de Jean-Casimir. Chargé de l'invasion de la Franche-Comté en 1668, il fit, en trois semaines, la conquête de cette province, commanda l'un des quatre corps destinés à agir en Hollande (1672) où il connut Spinosa, passa le Rhin, fit capituler Wesel et quelques autres places, écrasa le prince d'Orange à Senef (1674) qui fut une bataille sanglante. Il fut envoyé en Alsace après la mort de Turenne, pour défendre cette province contre Montecucolli (1675) et réussit. Ce fut sa dernière campagne. Vieux et perclus de goutte, il passa ses dernières années dans sa somptueuse retraite de Chantilly, entouré de poètes et de littérateurs, et livré à la fin de sa vie aux aspirations religieuses de Bossuet.

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M575

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Jean Bart
(1650 - 1702)

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M534

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Turgot
(1727 - 1781)

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M364

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Louis-Antoine de Bougainville
(1729 - 1811)

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M147

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Lazare Carnot
(1753 - 1823)

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Lazare Carnot, surnommé le grand Carnot, général et homme d’état, né à Nolay (Côte d’Or) en 1753, mort à Magdebourg en 1823. Lieutenant en second à l’école du génie de Mézières en 1771, puis capitaine en 1783, Carnot vit son Eloge de Vauban couronné par l’Académie de Dijon en 1784. Partisan des réformes, il fut envoyé par le département du Pas-de-Calais à la Législative puis à la Convention. Il s’y confina presque entièrement dans les questions militaires, vota la mort du roi en avouant que ce « devoir » pesait sur son coeur. Membre du comité de Salut public, il eut la plus grande part dans les mesures prises pour la défense du pays et mérita pleinement le surnom d’Organisateur de la victoire. Ayant formé les quatorze armées de la Convention, il parcourut la frontière pour en surveiller les dispositions et l’activité. Considéré comme modéré par Robespierre, il fut maintenu au comité par les Thermidoriens.

Elu par les Anciens membres du Directoire, il y conserva la direction des opérations militaires, mais fut, au 18-Fructidor, considéré comme royaliste, et n’échappa aux proscriptions que par la fuite. Rentré en France au 18-Brumaire, il fut, durant quelques mois, ministre de la guerre en 1800. Membre du Tribunat, il vota contre l’Empire et entra dans la retraite. Mais en 1814, il demanda à reprendre du service. Il fut nommé général de division et gouverneur d’Anvers qu’il défendit héroïquement. Ministre de l’intérieur pendant les Cent-Jours, il fut exilé comme régicide par la seconde restauration ; il se retira à Varsovie puis à Magdebourg où il mourut. Ses cendres furent ramenées au Panthéon en 1889. Il avait été élu membre de l’Institut (1796). Rayé en 1797, réélu en 1800, il est rayé de nouveau en 1816.

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