Quatrième de couverture : Pascin (prononcer Passkine), citoyen du monde et juif errant, aristocrate de
la bohème et Américain du Danube, Pascin le dandy des tris monts (Vénus,
Montparnasse et Montmartre), enfant prodigue et clochard, vivant son art à
corps perdu, aimé de tous et pourtant peintre maudit, mérite d'être mieux
connu.
Né en
Bulgarie le 31 mars 1885, il est mort à Paris le 2 juin 1930. Révolté par
l'autorité paternelle, dès l'âge de seize ans, sûr de son talent, il s'exilait,
d'abord en Allemagne, puis à Paris où il débarquait, déjà célèbre pour ses
dessins au Simplicissimus, un soir de
Noël 1905.
Fervent
admirateur de Toulouse-Lautrec, il se voulait et il se voulut toute sa vie grand calife des Mille
et Une Nuits qui avaient hanté sa jeunesse et caïd des bordels et de la
bohème. Pour fuir la guerre de 1914, il partit en Amérique et ne revint à Paris
qu'en 1920, citoyen américain et marié à son amie l'artiste Hermine David. Mais
il n'avait cessé d'être amoureux de Lucy Vidil qui
entre-temps avait épousé le peintre norvégien Per Krogh dont elle avait un
fils. Leurs retrouvailles furent un coup de foudre réciproque. Pour eux, les
années folles furent l'histoire d'un amour fou, d'une passion à laquelle ils se
brûlèrent merveilleusement et tragiquement.
A
Paris comme à Tokyo, Pascin connut la gloire de son vivant; son oeuvre est éparpillée dans tous les grands musées du monde.
Couvert de femmes mais n'en aimant qu'une, il mit fin à ses jours, entraînant
avec lui la fin d'une époque qu'il avait incarnée plus que quiconque.