Quatrième de couverture : Qu'évoque Adrienne Lecouvreur
pour un lecteur d'aujourd'hui ? Au commencement d'un XVIIIe siècle à la fois
éclatant et décomposé, une grande figure de la Comédie-Française. Une mort
tragique et mystérieuse, un enterrement à la sauvette ont alimenté la légende
de la comédienne davantage que ses amours avec le maréchal de Saxe et son
amitié avec Voltaire.
Révélée
au théâtre à l'âge de treize ans, elle connaît rapidement la notoriété,
interprète tous les grands rôles (Bérénice, Phèdre), se montre sur scène
brillante, passionnée, violente; Dans la vie au contraire, elle est timorée,
maladroite. L'homme qu'elle rencontre à vingt-sept ans, et qui devient son
grand amour, est le moins fait pour lui convenir. Elle est essentiellement
fidèle, le maréchal de Saxe est essentiellement volage. Et puis elle n'est
qu'une actrice et le maréchal fréquente aussi les
duchesses. Lorsqu'il s'éprend de la duchesse de Bouillon, Adrienne a trente-sept ans, et son intuition ne la trompera pas:
cette jeune femme va causer sa perte... et déclencher le mythe.
Voltaire
fit de sa mort un scandale. Puis, avec le temps, Adrienne Lecouvreur devint le
modèle de l'héroïne malheureuse, le rôle-titre de plusieurs pièces de théâtre,
de films, de biographies, et même d'un opéra.
Catherine
Clément la met en scène de façon originale: elle charge George Sand de raconter
elle-même l'histoire de celle qui aurait pu être son aïeule, puisque le
maréchal de Saxe était son arrière-grand-père.