Quatrième de couverture : « Regardez bien ce martyr ! Il fut un grand
tsar et méritait un destin plus indulgent », murmure Melchior de Vogüé à l’oreille de son voisin le jour des obsèques d’Alexandre
II ; Et il est vrai que le sort s’est acharné sur ce souverain plein de
bonnes intentions et qui fut traqué par les terroristes jusqu’à l’attentat du 1er
mars 1881 qui devait lui coûter la vie. Au cours de son règne, il a réussi l’exploit
inouï d’abolir le servage, de supprimer les peines corporelles et de
réorganiser l’administration, l’enseignement,
la justice. Pour imposer ces réformes il a dû lutter d’une part contre
les révolutionnaires fanatisés, d’autre part contre les aristocrates et les
propriétaires fonciers cramponnées à leurs privilèges. Déchiré entre le désir d’émanciper
le peuple russe et la peur d’ébranler les assises de l’empire que lui ont légué
ses ancêtres, il n’a trouvé de repos qu’auprès d’une très jeune femme,
Catherine Dolgorouki, Katia, dont il a fait sa maîtresse au grand scandale de
la cour.
En cette Russie du XIXe
siècle, toute bouillonnante d’intrigues et de complots, il apparaît comme la
victime de sa générosité, de ses hésitations, de son perpétuel va-et-vient
entre la tentation du libéralisme et la crainte de l’anarchie…Et si l’Histoire
d’hier nous aidait à comprendre celle d’aujourd’hui ?