Quatrième de
couverture : La mort de Baudouin, le 31 juillet 1993, a suscité en
Belgique une manifestation d'émotion populaire d'une ampleur sans précédent,
témoignage de l'affection et de l'attachement exceptionnels d'un peuple pour
son roi.
Mais qui était-il donc, ce roi, et pourquoi les Belges
lui sont-ils demeurés aussi fidèles ? Pour le comprendre, José-Alain Fralon a mené une enquête de plusieurs années auprès de ses
proches collaborateurs ainsi que des femmes et des hommes qui l'ont côtoyé,
issus de l'aristocratie belge ou grands témoins de la vie politique, culturelle
et sociale du pays.
Voici un portrait inédit de Baudouin, tel qu'en lui même,
à la fois homme d'État, incarnation de la fonction royale, et homme tout court,
personnalité complexe dont l'enfance fut brisée par la fin tragique de sa mère,
la belle Astrid, par la guerre ensuite et la mort symbolique d'un père
contraint d'abdiquer.
Viennent alors les années du «roi triste», qui ne renaît
véritablement qu'au bras de Fabiola. Mais les épreuves ne manquent pas : la rupture
avec un père vénéré et une belle-mère tant aimée, Lilian de Réthy,
l'impossibilité d'avoir un enfant, la crise de conscience qui le terrasse lors
du vote de la loi dépénalisant l'avortement et qui fut à l'origine d'une des
plus graves crises de l'État belge.
À travers le récit de la vie de Baudouin, c'est également
le destin d'une nation qui nous est conté : si ce peuple en permanence au bord
de l'éclatement a traversé le XXe siècle dans l'unité, c'est peut-être aussi
parce qu'il a vécu sous le long règne de cet homme qui ne voulait pas être
roi...