Quatrième de
couverture : « Elle est ma mère. Toute mon enfance a été bercée
par des histoires de Russie, lointaines et merveilleuses. Puis quand est venu
le temps des séparations entre les mères et les filles, quand je me suis
mariée, quand je suis allée vivre ailleurs, à l’étranger, nous avons senti
ensemble qu’il nous fallait un « pont », une ligne de retrouvailles :
le fil de nos origines, de notre identité, qu’elle seule, après tous les deuils
familiaux, pouvait désormais nous transmettre. Je l’ai priée d’écrire ses
souvenirs, et elle m’a promis de le faire.
Je crois qu’aucun lecteur ne pourra être insensible au
charme qui se dégage de l’authenticité scrupuleuse avec laquelle Marie Gagarine
a écrit ces pages. Cinquante ans plus tard, elle a su restituer son cœur de
jeune fille avec une précision tout à fait surprenante pour une néophyte.
Mais ne vous attendez pas aux accents de la tragédie :
dans la famille, on porte la tête haute, quels que soient les drames ! En
compagnie de cette jeune femme intrépide et drôle, vous pourrez vivre la
révolution de 1917 vue de l’intérieur d’une grande
famille russe que l’histoire a mise tout d’un coup dans le camp des victimes. Le
portrait d’une société qui a disparu dont les Soviétiques eux-mêmes recherchent aujourd’hui la trace. Pour moi, une précieuse partie
de moi-même. »
Macha
Méril (extrait de la préface)