Quatrième de
couverture : Dimanche 11 février 1945, midi. Roosevelt, qui préside,
ouvre la huitième et dernière réunion plénière de la Conférence. Vingt-cinq
personnes y assistent. Il s’agit d’approuver le communiqué qui sera publié le
lendemain. Le document de base a été préparé et est présenté par la délégation
américaine. C’est Stettinius qui le lit. Churchill,
qui a la passion de marquer de sa patte les documents historiques et veille
toujours à la pureté de l’anglais face à l’américain, propose quelques
corrections. Staline ne présente aucune objection. Le texte est définitivement
adopté. L’on peut passer à table. Il est 12h50. Le déjeuner n’est même pas
terminé lorsque les secrétaires rapportent, pour signature, les textes
définitifs. C’est entre caviar et rosbif que Franklin Roosevelt, Joseph Staline
et Winston Churchill, repoussant verres et assiettes, signent l’un des
documents les plus importants de l’Histoire.