Résumé :
Le lundi 16 avril 1945, à moins de 60 km du centre de Berlin, le fracas d’une
formidable préparation d’artillerie signale le début de l’attaque russe contre
la capitale du Troisième Reich. A 75 km à l’ouest, les éléments avancés de la 9ème
Armée américaine font demi-tour, obéissant à regret à l’ordre du commandant suprême, alors que le
dernier objectif de la guerre est à leur portée. Dans quatorze jours le Führer
sera mort ; dans vingt et un jours la guerre contre l’Allemagne sera
terminée.
La dernière
bataille est le récit de ces trois semaines, où Berlin, éventrée, fumante,
terrorisée et pourtant miraculeusement vivante, est au centre de la vie de
millions d’êtres : pour les Alliés triomphants, c’est le dernier obstacle ;
pour les Allemands, la dernière défense ; pour le Führer, le dernier
refuge – et déjà, pour ceux qui entrevoyaient ce que serait l’avenir, la source
d’innombrables difficultés.
La dernière
bataille est un livre d’un extraordinaire suspense, un bouleversant récit
de ce que des gens ont vu, senti et pensé au cours de ces jours terribles où l’Allemagne
vivait on « Crépuscule des dieux ». Mais si La dernière bataille est un récit passionnant, c’est avant tout un
ouvrage d’une importance historique incomparable. En effet, Cornelius Ryan
publie un grand nombre de documents qui modifient complètement ce que l’on
croyait savoir de la fin de la guerre en Europe et qui répondent aux questions
qui demeurent au cœur de la guerre froide : pourquoi a-t-on laissé les
Russes entrer à Berlin les premiers ? Pourquoi la ville se trouve-t-elle
isolée en pleine zone d’occupation soviétique ?
Cornelius Ryan a interrogé des centaines de personnes qui
ont participé à la chute de Berlin, des survivants de l’entourage de Hitler aux Maréchaux de l’Union Soviétique, des soldats
américains aux ménagères allemandes, d’un laitier de Berlin à un espion allié.
A Moscou les Russes, pour la première foi, ont ouvert
pour lui leurs archives. Cela fait un livre où les destins individuels se
dessinent sur les mouvements d’armées immenses, où les actes de courage ou de
lâcheté, de noblesse ou de bestialité se mêlent au déroulement de la stratégie
et de la politique. Cornelius Ryan entraîne ses lecteurs jusque dans les
réunions les plus secrètes des chefs de guerre, dans les conseils des
diplomates qui songent déjà à l’après-guerre. Avec lui, on est partout à la
fois, revivant avec une intensité poignante les semaines, les jours, les
minutes de ce qui fut « la dernière bataille » de la guerre en
Europe.