Quatrième de
couverture : Depuis plus de dix ans – depuis la publication en
français d’Une journée d’Ivan Denissovitch à laquelle il fut étroitement mêlé -,
Pierre Daix n’a cessé d’étudier et de se montrer l’indéfectible
défenseur de l’œuvre de Soljénitsyne.
La bataille de ce dernier pour « les droits de l’écrivain »
ne pouvait pas ne pas toucher directement les Lettres françaises dont Pierre Daix
était, avant leur disparition, rédacteur en chef. Ce journal, né de la
résistance à l’obscurantisme hitlérien, entra en lutte contre le retour aux
errements staliniens dont témoignaient, en URSS, l’assassinat littéraire ou
artistique, la coercition ininterrompue, la menace psychiatrique, l’organisation
étatique de la misère matérielle à l’encontre des éléments jugés « pernicieux ».
Au centre de ce conflit : le « cas Soljénitsyne ».
Ce livre réunit le récit de sa lutte et de sa
persécution, l’analyse de son œuvre et de son rôle, là-bas comme ici, par un
communiste français de la génération de l’ombre, lui-même ancien déporté :
les Lettres françaises disparues, ce
témoignage entend les continuer quelque peu, sur l’essentiel.