Quatrième de couverture : Sur le plateau de Castille,
dans un monastère perdu, Charles Quint attend la mort. Il prie et collectionne
les pendules. Il a renoncé à ses nombreuses couronnes.
Géronimo, le futur vainqueur de Lépante,
écoute, de la bouche même du vieil empereur, l'histoire de sa vie racontée sans
contrainte à son fils bien-aimé.
Entrevue
du Camp du drap d'or, bouges des villes allemandes, intrigues compliquées
contre la cour des Valois, rêveries avec l'astrologue, spectaculaire procès de
Luther, guerres d'Afrique: dans l'immense empire, les nationalismes naissants
s'entrechoquent. Les pouvoirs du pape et de l'empereur, "ces deux moitiés
de Dieu", sont partout remis en cause. Les Turcs menacent Vienne. Les
Barbaresques sont maîtres de la Méditerranée. Pourtant, l'Europe part à la
conquête de terres nouvelles. Le monarque européen règne aussi sur le Nouveau
Monde.
Vastes
fresques du continent, confidences personnelles chuchotées, colères et
attendrissements se succèdent dans la bouche du vieillard: Henry VIII, François
Ier, Cortez, les grands d'Espagne, les capitaines allemands, les cardinaux
italiens, sont les pièces du gigantesque échiquier. Mais apparaissent aussi les
confidents plus secrets, les belles maîtresses flamandes qui font de l'empereur
un être humain, inquiet, parfois déchiré, mais presque toujours simple et bon.
Jean Silve de Ventavon a - on le croirait du moins - recueilli de première main les
confidences de ce géant de l'histoire. Le lecteur a
son tour se croit transporté dans le monastère castillan, où il écoute, au
milieu du tic-tac des pendules, la prodigieuse légende d'un siècle prodigieux.