Résumé :
Avec une puissance d’évocation exceptionnelle, un sens prestigieux de la poésie
des images, M. Léon Poirier a présenté la vie du Père de Foucauld, depuis le
monde élégant, que l’officier de hussards aima fréquenter, jusqu’aux années
héroïques de dénuement et de prière, que l’ermite passa dans le Hoggar avant d’y
mourir assassiné.
Mais c’est moins une biographie que l’auteur propose ici
au public, qu’un débat moral d’une singulière ampleur, dont Foucauld eut le premier conscience, et où, mettant en cause notre manière
de vivre, se joue la fin même de notre civilisation.
Les scènes cinégraphiques suivantes recomposent l’atmosphère
où a évolué l’âme de Charles de Foucauld. La gaité factice du début y tranche
avec son existence chez les Touareg, l’âpreté sauvage des plateaux de l’Asekrem, sa solitude et finalement son martyre. Toutes ces
photos du désert ont été filmées au Hoggar au cours de trois mois de prises de
vues. Ainsi peu à peu pénètre et s’impose ce silence saharien qui pour l’ermite
devint une source indispensable d’énergie : silence ardent, immense, à l’abri
duquel l’homme moderne retrouve le secret des grandes actions.