Quatrième de
couverture : « Sans peur pour être sans reproche », devise quasi militaire,
convient à Roger Couvelaire, chirurgien. Elle lui ressemble et le résume. Sans
peur puisque la décision d'un acte parfois redoutable il l'a, malgré ses
risques, portée bien souvent au plus profond de lui-même.
Sans reproche parce qu'il n'a jamais accepté un compromis
dans l'exercice du métier, parce qu'il a soigné l'humble avec la même attention
et la même passion que les Grands de ce monde dont beaucoup, de tous pays, se
confièrent à l'homme autant qu'au professeur ès chirurgie.
Ainsi s'explique qu'une intransigeance sans indulgence ait
fait de lui un Maître à la fois terrible et modeste, arrogant et tendre,
souvent redouté et souvent admiré.
Sa place dans l'urologie française fut assez originale pour
lui conférer la dimension internationale depuis plus d'un quart de siècle. Bien
qu'il participe, même avec ivresse, à l'événement scientifique, rien ne peut le
détourner du malade, seule finalité de la médecine. Il souhaite engager ainsi,
selon son coeur et son tempérament, tout le corps
médical et singulièrement une vieille « corporation », celle des chirurgiens.
Ce livre « contre le vent » vient à son heure. Il ne réfute
pas catégoriquement les méthodes de la nouvelle médecine, mais cherche sans
répit les excès et les détournements qu'aucun médecin, fût-il « mandarin »,
n'ose formuler de façon aussi abrupte.
L'élégance de l'écriture et la saveur des anecdotes font de
cet ouvrage un texte à la portée de tous.
Il est aussi une riposte à cette littérature médicale
prétentieuse ou ésotérique qui se croit de « pointe », et tourne en fait le dos
à l'humanisme fondamental.