Quatrième de
couverture : Alfred de Vigny qui consacra à Cinq-Mars un livre plein
de beautés, mais relevant surtout de l’imagination, disait : « L’historien
dominera le siècle qu’il veut peindre, le romancier se transportera au cœur même
de ce siècle. »
Philippe Erlanger, historien scrupuleux et lucide,
apporte une fois encore un démenti à cette définition en se plaçant à la fois
au-dessus des évènements qu’il évoque et dans leurs profondeurs mystérieuses.
Racontant la conspiration de Cinq-Mars, il a non
seulement – et pour la première fois – démonté les rouages d’une des entreprises
les plus étonnantes de l’Histoire, mais il a montré comment l’avenir de la France
aurait pu en être changé, puis de quelles circonstances extraordinaires a
dépendu un tel renversement.
En même temps il a sondé les esprits et les cœurs et
tracé des peintures magistrales des trois protagonistes du drame :
Cinq-Mars, bel « enfant perdu », devenu à son
corps défendant l’instrument de la fatalité ;
Richelieu, au bord de la tombe, ne reculant devant rien
pour sauver son œuvre ;
Louis XIII, enfin, grand souverain méconnu, déchiré entre
ses passions et son devoir, vrai stoïcien de la monarchie dont l’auteur retrace
l’image, hallucinante comme un tableau du Gréco.
Cette étude fondée sur des documents incontestables
ramène le lecteur à une époque où, dans des convulsions toujours renaissantes,
les Français troublés s’interrogeaient sur le destin de leur pays. Elle
apportera aussi des sujets de méditation à leurs descendants du XXe siècle.