Quatrième de couverture : « L’amitié est ce à quoi je crois le plus
profondément. Ma vie a été un « hortus deliciorum » de l’amitié. » Le compositeur
Nicolas Nabokov, dès les premières lignes, donne ainsi le sens de sa vie.
Né en Russie en 1903,
émigré en 1919, il est l’un de ces « cosmopolites », grands voyageurs
qui, de capitale en capitale, ont pour vraie patrie les arts, la culture et les
hommes.
Maintenant citoyen
américain, partageant son temps entre Paris, Berlin et new York, il se souvient…
Et c’est en « conteur » qu’il fait revivre son enfance dans la
vieille Russie, l’entre-deux-guerres en Europe et aux Etats-Unis, et ses amis
Stravinski, Prokofiev, Diaghilev, Balanchine, Cartier-Bresson, Derain… pour n’en
citer que quelques-uns. Tout un monde s’anime : Berlin et Paris des années
20, mais aussi les années 50, le temps du Congrès pour la liberté de la culture
dont Nabokov fut l’un des animateurs. Nicolas Nabokov a su faire de son exil
une vie riche et constamment renouvelée.