Quatrième de couverture : Neuf fois sur dix, lorsqu'un
criminel est présenté devant un jury de cour d'assises, tout le monde a oublié
la mauvaise action qui l'a fait inculper. La justice est lente et la mémoire
des hommes courte. Chaque année, seules quelques grandes affaires judiciaires
font encore la "une" des journaux. Deux ou trois pour le millier de
faits divers qui ont occupé leurs colonnes.
On a
publié, avec des fortunes diverses, des ouvrages consacrés aux "grands
procès". Ce n'est absolument pas le but de celui-ci. Pour l'auteur, il n'y
a pas de "grands procès", mais un univers judiciaire dans lequel des
hommes en jugent d'autres, les absolvent ou les envoient en prison au nom de la
loi. Chaque procès d'assises est un drame, mis en scène par le destin et la
procédure, qui nous fait mesurer l'imperfection de notre condition. Les
magistrats et les avocats y jouent un rôle qu'ils connaissent par coeur. L'accusé, lui, bafouille à chaque réplique; Il n'a
pas eu le loisir d'apprendre son texte.
Quelle
que soit "l'importance" des procès, chacun nous offre cette image
tragique de l'impuissance d'un homme à rendre compte de ses actes, et de celle des
juges à les apprécier.
Raymond
Thévenin en vous proposant ce périple judiciaire,
s'est efforcé de bannir de ses chroniques toute "littérature" qui fausserait l'éclairage des affaires. Ce sont, le plus
souvent des notes prises sur le vif, ce qui n'exclut, cela va de soi, ni
l'humour, ni le jugement.