Quatrièmes de couverture :
Tome 1 : « Pourquoi de Gaulle
après Napoléon ? Parce que j'aime les héros qui bâtissent leur destin,
seuls, parfois contre tous, et deviennent les figures de proue d'une
Nation. »
Sorti
de l'ombre de la défaite, il est devenu le symbole de la Résistance et de la
Libération. Il a si fort incarné « une certaine idée de la France »
que, trente ans après sa mort, son souvenir plane toujours comme une nostalgie,
un regret, un espoir.
De l'adolescent,
qui en 1905 veut être officier et rêve de sauver son
pays, au général de brigade qui, à Londres, le 18 juin 1940, « seul et
démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à
la nage », s'assied face au micro et lance son appel, il y a le sillon d'une
volonté droite qui ne transige jamais. Il y a la certitude de porter en soi un
destin. Il y a le courage d'affronter la mort – comme à Verdun en 1916 -, d'accepter
la solitude – comme dans les années trente, face à des chefs conformistes -, de
vivre la souffrance – celle d'un père qui berce sa petite fille handicapée. De
1890 à 1940, il y a le surgissement d'un homme qui va incarner, pour la France,
le XXe siècle.
Au-delà
de l'histoire, au-delà du roman, découvrir la vérité de cet homme, c'est
s’interroger sur le sens de l'histoire de notre nation. De Gaulle
disait : "La France ne peut-être la France sans la grandeur."
Illusion magnifique ? Vérité profonde ? Sa vie répond. Mais la
question demeure. Voilà pourquoi le destin de De Gaulle
concerne, encore aujourd'hui, chacun d'entre nous.
Tome 2 :
De Gaulle est seul. Il a quarante-neuf ans. Le 18 juin 1940, il lance un appel
à la résistance. Mais qui l'entend ? La France est vaincue, occupée. Elle
écoute le vieux chef : Pétain.
Pour de Gaulle, exilé à
Londres, inconnu, condamné à mort par Vichy, c'est « la solitude du
combattant ».
Comment, en quatre années, ce
général proscrit réussit-il à devenir le symbole de la Résistance et le plus
illustre des Français ?
C'est cette aventure
fabuleuse que Max Gallo raconte ici, en suivant pas à pas de Gaulle. Et l'on
découvre une histoire inconnue : celle d'un homme qui doute, qui
dit : « Il faut avoir le cœur bien accroché et la France devant les
yeux pour ne pas envoyer tout promener. » Celle d'un homme secoué par des
« sanglots d'orgueil » quand il suit les combats de Bir Kakeim. Et surtout celle d'un
homme intraitable, qui chaque jour doit s'opposer à Churchill et à Roosevelt
qui veulent l'humilier, l'écarter, le soumettre. Il n'a, au début, pour leur
résister que les armes de la volonté et de la foi en lui-même. Puis se lèvent
les héros qui le rejoignent : résistants obscurs ou illustres, tels le
général Leclerc et Jean Moulin. Et, le 26 août 1944, Paris accueille le
« libérateur du territoire » : De Gaulle.
Que faire maintenant ?
Gouverner ? Mais les partis politiques ont commencé leurs petites
manœuvres. De Gaulle démissionne le 20 janvier 1946 : « On ne
peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et des basses
combinaisons. » Il emporte avec lui le rêve.