Quatrième de
couverture : Le 18 mars 2001, les chiraquiens ont bel et bien perdu
leur " maison de famille ". Pendant un quart de siècle, Jacques
Chirac et sa tribu, puis Jean Tiberi, avaient vécu, travaillé, festoyé,
intrigué, aimé et détesté à l'abri de leur forteresse. Des sous-sols crasseux
jusqu'aux pigeonniers les plus inaccessibles, l'Hôtel de Ville vivait au rythme
de la chiraquie. Querelles de famille, fidélités et trahisons ont imprégné les
murs de cette citadelle politique qui, après avoir rempli son office -
installer Chirac à l'Elysée -, s'est écroulée de l'intérieur avant de se
rendre, la mort dans l'âme, à l'" usurpateur " Delanoë.
Pour celui-ci, la conquête de l'Hôtel de Ville ne fait
que commencer. Méthodiquement, il verrouille les rouages de cette gigantesque
machine financière, humaine et logistique souvent comparée à un paquebot en
panne. Comment s'approprier le faramineux héritage de Chirac, dont Jean Tiberi,
Philippe Séguin et Françoise de Panafieu se disputent
les miettes ?
Bertrand Delanoë, surnommé affectueusement " Bébert
roi du monde " par ses collaborateurs, n'entend pas lier son sort
politique à celui de son ami Lionel Jospin. Il participera à la campagne présidentielle,
mais cultive l'autonomie quasi monarchique de la capitale, afin de faire de
Paris un royaume politique à la hauteur de ses ambitions. Voici raconté pour la
première fois le roman vrai de l'Hôtel de Ville avec ses secrets bien gardés,
ses trésors cachés et ses haines tranquilles.