Quatrième de
couverture : « Devant moi se dresse le grand écran bordé de noir qui
m'attire par sa magie. La lumière s'éteint. La musique du générique des
actualités Pathé-Journal éclate, tremblante, un peu
cacophonique, mais aussi belle pour moi que les trompettes de Jéricho. En
effet, les murs de la réalité s'écroulent par pans entiers… Et le film commence
avec Gabin ou Fresnay, Raimu ou Noël Noël… Peu
importe ! Je les envie. C'est ce métier-là que je veux faire. Je veux
provoquer l'évasion, le rêve… Ce n'est pas le grand large qui m'attire, moi,
mais cette toile tremblante de l'écran où tout peut arriver. C'est cette
aventure-là qui m'appelle. »
Ainsi parlait Daniel Gélin à dix-sept
ans. Son rêve s’est réalisé, le jeune provincial monte à Paris et se retrouve
dans la classe de Jouvet. Les rencontres prestigieuses se succèdent : Cocteau,
Gabin, Becker, Brasseur, Guitry. Les anecdotes roses et noires alternent au
rythme des tournées et des tournages en folie, des journées funestes, où la
drogue fut une de ses plus fidèles compagnes.
De Rendez-vous de
juillet à Édouard et Caroline,
ses plus grands rôles, dans la peinture attachante qu’il nous offre de
Saint-Germain-des-Prés, c'est toute une époque que Daniel Gélin
fait revivre sous nos yeux. En technicolor.
Rarement un comédien se sera livré avec autant
d'enthousiasme et de sincérité, dans ce livre-fête
constamment empreint de déraison.