Quatrième de couverture : Parce qu'il est, avec un
talent égal, maître d'oeuvre du plus grand projet
intellectuel du siècle des Lumières, l'Encyclopédie, inventeur de la critique
d'art moderne, penseur matérialiste, défenseur d'une morale de l'Homme, amant
épistolier prolixe, créateur d'une forme romanesque d'avant-garde, infatigable
débatteur, philosophe et homme engagé, Diderot échappe à toutes les étiquettes.
Fils d'un coutelier de Langres, autrement dit fils de personne en un temps où
l'on demandait aux penseurs et aux écrivains d'être bien nés, Denis Diderot est
condamné à tout inventer pour tenir ce rôle de philosophe qui devient sa
véritable identité. Et il invente dans le mouvement et l'allégresse d'une
pensée toujours en éveil, dans l'inquiétude d'un siècle dont il précède toujours
de quelques envolées les bouleversements et les crises. Le pouvoir royal et le
pouvoir clérical qui voient en lui l'incarnation d'un très contemporain Satan
ne parviennent pas à freiner son élan vers le futur. Car Diderot fait le pari
de la prospérité ; demain, on saura le lire.
En son temps, il écrit pour ses tiroirs. Autrement dit pour l'avenir, pour
nous.