Quatrième de
couverture : « Voici le peintre des peintres », s’écria
Edouard Manet en voyant la magnifique collection des Velázquez au Musée du
Prado. En 1623, le roi Philippe IV d’Espagne le nomma peintre de la Cour, et
pendant trente-sept ans, jusqu’à sa mort en 1660, il servit le Roi qui
surveillait jalousement son travail et accumulait ses peintures. Mais, tout en
étant peintre de la Cour, Velázquez choisissait ses modèles parmi ceux qui
vivaient autour de lui. Devant son merveilleux pinceau, tous les hommes étaient
égaux ; le Roi et la famille royale sont peints avec autant d’impartialité
que le nain ou le bouffon. Après avoir admiré ses œuvres, nous pourrons
analyser son caractère qui est à la fois orgueilleux, très sensible et raffiné,
consciencieux et brillant. Comme peintre, il ne cessa de se perfectionner,
devenant de plus en plus sobre dans l’expression tout en saisissant l’essentiel
pour le fixer à jamais.
Sur ce livre :
Velázquez, avec le Greco et Goya, se classe parmi les plus grands maîtres de la
peinture espagnole.
Dans ce livre sont reproduits nombre de ses chefs-d’œuvre :
portraits de rois, de reines et de papes ; de délicats portraits d’enfants ;
des allégories et des tableaux mythologiques, et l’un des plus beaux nus qui
aient jamais été peints. Les trente planches en couleurs sont complétées par de
nombreuses illustrations en noir et blanc. L’introduction et les commentaires
des tableaux qui constituent une excellente initiation à la connaissance de Velázquez
ont été établis par M. Louis Hautecoeur, de l’Institut.