Quatrième de
couverture : Fidèle à sa mission d’Archevêque de Paris, « au nom
de l’Eglise dont il est le pasteur », Jean-Marie Lustiger n’a cessé d’intervenir
dans les débats où la société affronte les défis qu’engendre notre époque.
Pourquoi ? « Parce que si l’Eglise se taisait, ce serait une
démission. »
Ses propos attendus par un public toujours plus large et
plus attentif secouent bien des opinions qui se croyaient solidement établies.
Qu’il s’agisse de l’histoire de notre pays, de ses
blessures, de son avenir ; qu’il s’agisse des personnes qui l’habitent et
sont amenées à vivre ensemble, des épreuves que rencontre toute vie humaine,
inlassablement, le Cardinal Lustiger propose un diagnostic – « impuissants
à aimer les autres, nous ne pouvons même pas nous aimer nous-mêmes » -
révèle les enjeux – il s’agit de « savoir ce que l’homme propose comme but
à sa vie et ce qu’il se choisit comme absolu » - et indique à ceux qui le
désirent où trouver les remèdes.
Ses formules percutantes, expression d’une pensée à la
fois subtile et radicale, retournent plus d’une question qui croyait, trop
vite, avoir trouvé sa réponse. S’agit-il de l’enseignement ? « Parler
du fait religieux paraissait un manquement à la laïcité. En fait, le taire, c’était
un manquement à la culture. »
S’agit-il des multiples dangers qui menacent notre
société ?
« L’adversaire n’est pas en face de nous, ni en
dehors de nous, il est au-dedans de nous. »
Quant au rôle de l’Eglise dans les démocraties, que l’on
se rassure. Il ne s’agit nullement d’un retour au cléricalisme. Il revient
seulement à l’Eglise de « toujours contester et discuter toute tentative d’araser
ce qui dans l’homme passe l’homme infiniment. »
On trouvera ici rassemblés des conférences, sermons,
interviews et articles que l’Archevêque de Paris a été amené à donner ces
dernières années (1984-89), et dont la portée dépasse les demandes
circonstanciées auxquelles ils ont répondu.