Quatrième de
couverture : Djuna Barnes est l’un des
écrivains majeurs de la première moitié du XXe siècle. Son œuvre difficile et
rare qui culmine avec la publication en 1936 en Angleterre du Bois de la nuit, un roman où se devinait
la trace du génie, a ouvert la voie à un véritable culte. T.S. Eliot, qui fut
son éditeur anglais, Dylan Thomas, Eugène O’Neill, Beckett, Lawrence Durrell : tous admirèrent Djuna
Barnes. D’autres, comme Anaïs Nin, Carson Mac Cullers
et même Faulkner reconnaîtront l’influence de cette œuvre unique sur la leur.
Née en 1892 dans l’Etat de New York, d’une mère anglaise
et d’un père américain, au milieu d’une colonie d’artistes libres penseurs et
anticonformistes, Djuna Barnes sera d’abord
dessinatrice puis journaliste, et fréquentera les milieux bohèmes de Greenwich
Village avant de rejoindre, au début des années vingt, à Paris, la cohorte des
grands expatriés américains. A la suite d’une passion malheureuse pour Thelma
Wood, qui servira de modèle au personnage de Robin Vote dans le Bois de la nuit, Djuna
Barnes rejoindra l’Angleterre et Peggy Guggenheim puis l’Amérique et New York
où elle connaîtra les jours difficiles « d’une inconnue célèbre »
(son expression), jusqu’à sa mort en 1982.