Quatrième de
couverture : Le 22 novembre 1989, sous les vivats d’une foule en
délire, Alexander Dubcek réapparaissait sur un balcon de la place Venceslas à
Prague, après avoir subi une éclipse humaine et politique de plus de vingt ans.
C’était pour l’homme du Printemps de Prague, effacé de l’histoire officielle de
son pays depuis si longtemps, l’automne des retrouvailles avec ses concitoyens
pour qui il avait incarné en 1968 le rêve d’un socialisme à visage humain, rêve
auquel les chars du Pacte de Varsovie avaient mis brutalement fin.
Slovaque, communiste et résistant, courageux et timide,
têtu, fidèle et naïf selon certains, Dubcek, qui symbolise aussi les
contradictions des changements en cours, est le seul de tous les anciens
dirigeants des pays de l’Est à pouvoir s’enorgueillir de son passé. C’est la
vie et les combats de ce citoyen, à la fois quelconque et pas du tout
ordinaire, que retrace cette biographie dont William Shawcross
écrivit les premiers chapitres après avoir été, tout jeune journaliste, témoin
oculaire du Printemps de Prague, et qu’il vient de compléter en retournant
vivre en compagnie des Tchécoslovaques une de ces exaltantes révolutions
pacifiques qui sont en train de bouleverser irréversiblement le visage de l’Est.