Quatrième de
couverture : Raconter la vie de Beatrix Dussane,
c’est évoquer par là-même un demi-siècle d’anecdotes sur la Comédie-Française
où la soubrette modèle du théâtre classique et celle de Molière, en
particulier, débuta… à l’âge de quinze ans.
Extrêmement cultivée et douée d’une activité débordante, Dussane ne se contente pas de jouer la comédie. Toute sa
vie fut consacrée, sous les aspects les plus divers, au rayonnement du théâtre
français et de son histoire. Conférencière, critique dramatique au « Mercure
de France », auteur de nombreux ouvrages, productrice d’émissions à la
radio et à la Télévision, elle fut aussi l’instigatrice des matinées poétiques
et des soirées littéraires et musicales du Palais-Royal.
Professeur au Conservatoire d’art dramatique de Paris,
elle forma, de 1938 à 1958, un grand nombre d’actrices et d’acteurs devenus
célèbres par la suite et qui lui rendirent, d’ailleurs, un hommage émouvant le
soir de ses adieux à la Comédie-Française. Dévorée par le temps, Dussane n’avait pu s’intéresser au cinéma qu’au soir de sa
vie. Ce fut, en effet, à l’âge de soixante-dix-neuf ans qu’elle tourna son seul
film, « Le Franciscain de Bourges », sous la direction de Claude
Autant-Lara.
Pour conter son histoire, il fallait un témoin de cette
existence tumultueuse mais pourtant bien organisée. Le plus qualifié était sans
conteste, Nadine Audoubert qui fut la secrétaire de Dussane pendant les dix dernières années de sa vie. En
outre, en mars 1969, dans l’appartement désormais vide de la « patronne »,
Nadine Audoubert découvrit une masse de documents. En
mère soigneuse, Madame Dussan avait jalousement
conservé tout ce qui concernait la carrière de sa fille jusqu’à cette
contremarque qu’on lui avait distribuée en 1903, à l’entracte du concours du
Conservatoire.
C’est pourquoi, « Dussane
ou la servante de Molière » constitue un livre passionnant qui enchantera
les admirateurs de la grande comédienne et qui mérite de figurer, en bonne
place, dans la bibliothèque de tous les amoureux du théâtre.