Quatrième de
couverture : Après Elle est chouette, ma gueule et Pour l'humour de Dieu, Sim retrace, dans
ce nouvel ouvrage, à la fois drôle et câlin, son parcours du combattant sur la
carte du Tendre. C'est celui d'un Français moyen aux moyens bien français, avec
ses batailles perdues ou gagnées, ses attaques et ses embuscades, et qui a
souvent vaincu parce qu'il n'était pas le plus fort.
On imagine aisément avec quelle saveur, quel pittoresque
l'auteur relate quelques-unes de ses aventures, lui si timide avec les filles,
du moins en son printemps : le premier essai de dragage, le premier baiser, le
premier chagrin d'amour et tous les efforts déployés pour chasser la minette.
Mais ce récit va bien au-delà d'un défilé de conquêtes
plus ou moins ardues. Il est plus subtil, plus délicat. D'abord, comme le dit
Sim, " ma propre nature me pousse à me faire aimer des dames avec patience
et politesse, n'étant pas l'Apollon sur lequel elles auraient tendance à se
jeter sans réfléchir " Ensuite, les femmes de sa vie, ce sont aussi bien
ses épouses que sa mère, sa sœur, ses filles, le public, tellement femme, et
tant d'autres encore : rencontres brèves, parfois touchantes, parfois épiques
ou délirantes.
Certes, dans ce livre, Sim exprime son adoration pour les
femmes mais aussi et surtout son amour de la vie. Et cet amour éclate de toutes
les façons : dans une multitude d'anecdotes qui vont du rire aux larmes, dans
l'écriture pleine de fougue et de brillances, dans l'évocation souvent amusée
du passé et dans la vision optimiste de l'avenir.
Ce qui frappe ici, c'est l'extrême variété de ce qui est
conté : tout un panorama où les femmes sont reines, avec un tas de lumières,
soit crues, soit tamisées, soit nostalgiques, et quelques ombres douces. Cela
montre le talent de Sim dans n'importe quel registre.