Quatrième de
couverture : Louis XVII est-il mort au Temple le 8 juin 1795 comme le
veut l’histoire officielle ? L’était-il avant cette date ? A-t-il
survécu sous l’identité de l’un des hommes qui affirmèrent être le fils de
Louis XVI et dont quelques-uns trouvèrent et ont encore de fervents partisans ?
Plus de quatre mille ouvrages ont été consacrés –
directement ou indirectement – à l’orphelin du Temple et à la fascinante énigme
que pose sa disparition. Alors pourquoi un livre de plus sur un thème tant
rebattu à force d’être inépuisable ? Parce que depuis cent quatre-vingt
ans, il a suscité une telle débauche de spéculations fondées sur des documents
douteux et des fantasmes que Marina Grey a voulu reprendre l’enquête en s’en
tenant le plus possible aux seuls faits, aux seules pièces authentiques et aux
seuls témoignages directs.
L’auteur s’attache tout d’abord à la personnalité du
savetier Simon, homme frustre mais pas méchant, et à celle de son épouse,
premiers geôliers du « louveteau » qui ne fut pas malheureux avec
eux, mais qu’ils dévoyèrent quelque peu. Simon périt sur l’échafaud avec
Robespierre. Bientôt le plus grand mystère entoure la destinée de l’enfant.
Marina Grey a résolument écarté les rumeurs, les
légendes, les illuminations, les bavardages, les déclarations de « l’homme
qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours ». Avec sa rigueur
habituelle et son sens de l’enquête vivante, elle a dépeint soigneusement les
principaux personnages qui ont gravité autour de Louis XVII, consulté les plus
hautes autorités médicales de notre époque, pratiqué l’analyse externe et
interne d’une foule de documents et réduit à néant nombre de faux mystères sur
lesquels beaucoup de « survivantistes » ont
fondé leurs thèses. Au terme d’un récit bien mené et d’une démonstration
captivante, Marina Grey apporte la solution qui paraît la plus sensée. Mais
elle suscite naturellement des controverses car il est des énigmes qui ne
sauraient mourir.