Quatrième de couverture : Si Emile Louis est revenu sur
ses aveux, sa fille, elle, revient ici sur un passé de souffrances
insoutenables : les siennes, celles de sa mère qu'elle a, certains matins,
retrouvée baignant dans son sang, celles d'une fratrie muette (" ces
choses-là, ça doit rester en famille "), et celles des victimes
éventuelles de son père, qu'elle peut imaginer vu ce qu'elle a elle-même vécu.
Violée toute petite, objet de tortures présentées comme des jeux, elle reste
hantée par le souvenir de ce soir terrible où, à onze ans, elle a vu l'auteur
de ses jours éventrer une jeune inconnue en forêt...
Taraudée
par le remords de n'avoir pas parlé plus tôt, Maryline Vinet évoque les raisons
de ce silence : un monstre qui menace de tuer sa femme si sa fille le "
trahit ", le poids de la honte parfois mêlée de compassion filiale, et le
serment qu'elle a fait à sa mère de ne rien dire jusqu'à sa mort.
Deux jours après l'enterrement de celle-ci, à quarante-quatre ans, Maryline
s'est rendue à la gendarmerie... et a commencé l'écriture de ce livre
catharsis.