Quatrième de
couverture : Dans les années quarante, en Argentine, Eva Perón devient
la femme la plus populaire du pays. Dix ans plus tard, à sa mort, sa légende a
fait le tour du monde sans que l’on connaisse sa vie ni qui elle fut
réellement.
Fille d’une domestique de ferme, Evita Duarte grandit
avec l’intention de s’évader de cette condition sociale qu’elle trouvait
humiliante. Après plusieurs tentatives infructueuses pour devenir une actrice
de cinéma, elle accepte un poste de speakerine de radio pour une émission
quotidienne qui donne la parole au peuple.
Ensuite, tout s’enchaîne très vite pour elle, grâce à s
rencontre avec Juan Perón, colonel argentin lié au parti nazi. Elle se marie
avec lui non par amour mais par esprit de conquête et le guide habilement à la
tête du gouvernement. Elle réussit à subjuguer un pays tout entier en s’appuyant
sur le désespoir des plus démunis qu’elle connaît bien de par sa naissance.
Mais, devenue l’égérie du peuple argentin qui scande son
nom comme un refrain d’espoir, elle se laisse aller à son goût démesuré pour le
luxe et son appétit de pouvoir qui s’arrête brusquement quand, à trente-trois
ans, elle est foudroyée par un cancer.
Dans cette biographie foisonnante de détails, l’auteur
offre un portrait réaliste d’Eva Perón qui, pour une fois, apparaît, sans
masque, dans la lumière crue de sa vraie nature.