Quatrième de
couverture : Décriées, critiquées, traitées d'épouses, de mères, d'amantes
ou de veuves abusives, les femmes artistes ont mauvaise réputation. Dans le
meilleur des cas, on les ignore, on les oublie. Dans un essai brillant, où la
verve l'emporte sur les accents féministes, Jean-Paul Clébert
les réhabilite.
Vivant, fourmillant d'anecdotes, le récit ressuscite toutes
ces femmes - une centaine d'entre elles sont évoquées - qui, de l'Antiquité à
nos jours, jouèrent un rôle, positif ou négatif mais toujours important, dans
l'histoire intime de la création artistique.
De la jeune fille bourgeoise rêvant d'épouser un peintre ou
un poète, à la vestale gardienne du souvenir, les cas de figures sont aussi
divers que révélateurs de la condition de ces femmes privilégiées ou
insatisfaites. Servantes, protectrices, mécènes, entremetteuses, muses ou
castratrices toutes - même les jalouses, les timorées, les délaissées - ont
joué un rôle capital aux côtés de leur compagnon. Les bonheurs et les
impostures des unes, telles Mme Verne, Mme Verlaine, Mme Gauguin, sont
exemplaires, tandis qu'avec d'autres, moins connues (Mme Mirbeau, Mme Goethe,
Mme Joyce ou Mme Facteur Cheval), on découvrira des tranches de vie dignes des
meilleurs romans de moeurs.