Quatrième de
couverture : Figaro : Tous les Français se reconnaissent dans l'esprit de
ce valet de comédie qui n'est espagnol que par la volonté de son créateur. À ce
personnage pittoresque et vivant, Beaumarchais a prêté les principaux traits de
son caractère et les aventures d'une vie qui fut échevelée.
Ce fils d'horloger se révéla à vingt ans comme l'un des plus
habiles inventeurs de son temps en mettant au point l'échappement des
chronomètres. Célèbre, aimé des femmes, richement marié, Beaumarchais après
avoir perfectionné le fonctionnement de la harpe, devient professeur de musique
des filles de Louis XV. Bien vu du pouvoir, il acquiert des charges qui lui
confèrent la noblesse et, avec l'aide du financier Pâris-Duverney, se lance
dans les affaires, tout en occupant ses loisirs à composer des chansons et à
écrire des pièces de théâtre.
Cette ascension foudroyante allait être brusquement
interrompue par une série de malheurs ; deux fois veufs, traîné en justice sous
l'accusation de faux, interné à Fort-l'Evêque,
Beaumarchais, à la veille de la ruine et du déshonneur, est sauvé par son génie.
Une série d'étincelants Mémoires le
rend célèbre à travers l'Europe et assure le gain de son procès.
Agent secret de Louis XV, puis de Louis XVI, il est mêlé à
l'étrange aventure du chevalier d'Eon, puis il devient le fournisseur attitré
des armées américaines en révolte.
Cet aspect romanesque de sa vie est moins connu que la
carrière théâtrale éclatante qui, du Barbier
de Séville au Mariage de Figaro,
fait de lui le plus durable des auteurs dramatiques du XVIIIe siècle.
Au faîte de la gloire en 1784, lors du triomphe du Mariage de Figaro, il va connaître
ensuite des moments difficiles : un internement par lettre de cachet à
Saint-Lazare ; de nouveaux procès ; enfin, sous la Révolution, des années
d'exil.
À travers un homme exceptionnel, c'est toute la fin du
XVIIIe siècle qui ressuscite en un éblouissant récit d'aventures.