Quatrième de
couverture : Cinq siècles après sa découverte par Colomb, Cuba n’est
plus une colonie ou un satellite mais un pays souverain. Et ruiné. Incarnation
de l’espérance révolutionnaire, figure emblématique du tiers-mondiste,
flamboyant symbole d’une génération militante, l’île fait naufrage. A sa façon,
irréductible et solitaire. La Havane, en effet, n’a pas suivi ses
ex-partenaires. Leurs régimes sont tombés, leurs peuples ont conquis leur
liberté. L’île des barbudos, elle, a finalement
conquis son indépendance. C’est l’île partie à la dérive dans l’archipel du
socialisme.
Fidel Castro a vu bâtir et démolir le mur de Berlin,
exploser l’U.R.S.S. et s’effondrer le communisme sans changer de conviction ;
Trois folles années d’éloignement diplomatique, de déroute économique et d’entêtement
idéologique ont claquemuré son peuple dans la folle solitude d’une impossible
survie.
Jean-François Fogel et Bertrand
Rosenthal proposent ici la plus vaste enquête jamais
effectuée – de La Havane à Moscou, de Miami à Washington – sur le castrisme
campé dans l’extraordinaire lumière de son crépuscule. Trafic de drogue,
peloton d’exécution, commerces incertains, corruption, diplomatie clandestine,
omnipotence d’un chef et déraison d’Etat. Parmi les secrets ainsi dévoilés
resurgit une « cubanité » intacte. Dans les
décombres d’un rêve, c’est même une effervescence jubilatoire et désespérée qui
vient éclairer le roman de la vie en train de se défaire.