Quatrième de
couverture : Frère de quelqu’un…
Robert Mitterrand le dit sans détour : « Se retrouver, un jour, frère
du président de la république, ça fait une curieuse impression. » Pour
autant, cela n’empêche pas d’être soi-même, d’être l’aîné des garçons
Mitterrand, d’avoir eu sa vie propre, qui, à bien des moments, a rejoint celle
du futur président et, à d’autres, s’en est écartée. Une vie.
Une vie qui s’inscrit d’abord dans le cadre d’une famille
provinciale heureuse : huit frères et sœurs et deux cousins germains
orphelins de leur père, cinq garçons et cinq filles élevés ensemble par des
parents et des grands-parents attentifs. Une vraie tribu, dont la descendance
approche aujourd’hui la centaine.
La famille est ici, comme toujours et partout,
essentielle. François y a sa place. Collégiens, étudiants, Robert et François s’élèvent
ensemble, et l’Histoire les emporte – Robert a vingt-quatre ans en 1940,
François vingt-trois…
Chroniqueur sensible d’une aventure familiale, Robert
Mitterrand se souvient. Des jours heureux et des années noires, des luttes et
des triomphes. Il se souvient. Il raconte et, au passage, bien sûr, il nous
apprend beaucoup de choses.
« Souvent, on m’interroge : « Ne
seriez-vous pas le frère de François Mitterrand ?, « Le père de
Frédéric Mitterrand ? » C’est vrai et j’en suis fier. Mais, pensant à
nos parents, à tout ce qu’ils ont fait pour nous, j’aurais aimé qu’on me
demande : « Ne seriez-vous pas, par hasard, l’un des fils d’Yvonne
Lorrain et de Joseph Mitterrand ? » »
Rien n’exprime mieux l’esprit de ce livre que cette
réflexion de Robert Mitterrand. Frère de
quelqu’un est ainsi l’histoire d’une famille française, dont il se trouve
que l’un des fils, prénommé François, est président de la république.