Quatrième de
couverture : GABIN : un nom en lettres gigantesques dans notre
mémoire et dans notre cœur. Des images, depuis Quai des brumes, à n’en plus finir : toute une part de notre
vie, quel que soit notre âge. Nous l’avons vu entrer vivant dans la légende du
cinéma, qui est la vraie légende de notre siècle. Un soir de mars 1987, lors de
la Nuit des
Césars qui lui rendait hommage, on a vu son image s’inscrire en traits de
lumière dans le ciel de Paris. Jamais homme de ce temps n’avait connu tel
triomphe.
Un seul homme pouvait prétendre écrire la vie de Jean Gabin,
et c’est André Brunelin.
Parce que, de 1952 à 1976, Brunelin et Gabin ne se
sont pratiquement pas quittés. Entre aux, le métier, la confiance, la fidélité.
Comme s’il l’avait choisi comme son seul biographe possible, Jean Gabin, si
avare de confidences, a évoqué, devant son ami, ses parents, son enfance, ses
débuts hésitants et cent épisodes de sa carrière, jamais racontés – et, ainsi,
tout au long de ce livre, on entend sa voix, sa manière de dire, inimitables. S’entendent
aussi, à travers leurs témoignages, toutes les voix de celles et ceux qui ont
tenu une place dans sa vie, et c’est tout le monde du music-hall et du cinéma
qui, depuis les années 20, nous saute au visage – et plus que cela : tout
notre temps. A quoi, s’ajoutent encore, pour parfaire le portrait, les voix
attentives et émues des siens : sa femme Dominique, leurs enfants. La voix
d’André Brunelin, enfin, qui dit, sans détour, tout
ce qu’il sait de l’homme, de l’acteur, de sa vie.
Ce livre, c’est tout
Gabin.