Quatrième de couverture : Mohandas Karamchand
Gandhi naît à Porbandar, en 1869. L'Inde est alors le joyau de l'Empire
britannique. Pendant plus d'un demi-siècle, l'histoire de cet homme et celle de
la colonisation anglaise vont s'enchevêtrer. D'abord en Afrique du Sud, où le
jeune avocat, éduqué à Londres, redécouvre ses propres racines en luttant pour
la dignité des indiens immigrés. Puis en Inde où, dans la bataille contre la
domination britannique, Gandhi affine ses propres choix: la non-violence comme
alternative au mirage du terrorisme; le refus de l'intolérance et de la
division au nom de la race ou de la religion; le rêve d'un pays libre et uni,
où vivrait en harmonie une mosaïque de peuples.
Contrairement
à tant d'autres cas de "décolonisation", si le chemin de l'Inde vers
son indépendance a pu être relativement pacifique, c'est à Gandhi qu'elle le
doit: même si, par la suite, le Mahatma assiste impuissant au conflit
hindou-musulman, à la partition du pays, au retour de cette intolérance qu'il a
combattue toute sa vie. Un an après l'indépendance, en 1948, Gandhi lui-même
tombe sous les coups d'un extrémiste hindou.
La
biographie de Gandhi est replacée ici dans le contexte historique et culturel
de l'Inde, dont les développements sont suivis jusqu'à nos jours.