Quatrième de
couverture : Casimir Carrère ne connaissait que
peu de chose de George Sand lorsqu'à Venise, ayant été fortuitement logé dans
la chambre qu'elle avait partagée avec Alfred de Musset, il fut atteint d'un
mal que ses lecteurs vont aujourd'hui apprécier : le besoin d'expliquer cette
fabuleuse soif d'aimer. Or, du premier jour, et par le plus significatif des
hasards, il se trouvait au coeur du mystère, à
l'endroit où tout se joua pour Elle :
il allait montrer, dans le livre que voici, comment George Sand, jeune femme aux
sens jusqu'alors engourdis, reçut à Venise, non pas de Musset mais de leur
médecin Pagello, la révélation brûlante qui allait la
jeter de foyer en foyer d'incendie.
On était déjà très renseigné sur le compte de Jules Sandeau,
Mérimée, Musset, Pierre Leroux, Chopin, l'acteur Bocage et bien d'autres... dont
la troublante Marie Dorval. Non seulement M. Carrère
apporte du neuf à leur sujet, mais encore il nous présente d'autres titulaires
que nous ne connaissions pas, comme le docteur Régnault,
le poète italien Poerio. Il fait mieux voir, autour
d'Elle, les visages de ses amis
tendres que furent Sainte-Beuve, Gustave Flaubert, Franz Liszt, Henri Heine.
Ayant lui-même écrit une vie de George Sand, André Maurois a
honoré ce livre d'une préface, dont nous extrayons le jugement suivant :
Il y a des amitiés
posthumes, et un homme peut s'attacher, avec une passion ardente, à une femme
morte depuis longtemps... Casimir Carrère a découvert
des documents inédits et des textes précieux. On pense, à propos de lui, à ce
Schliemann qui abandonna son métier pour se livrer à des recherches
d'archéologie, et trouva les ruines de Troie que cherchaient en vain les
spécialistes.