Quatrième de
couverture : Il a été écrit beaucoup sur Georges Brassens ; Mais
jamais d’une manière aussi intimiste. Ses proches avouent une réticence à
parler de sa vie quotidienne. D’autres, éloignés du cénacle, n’ont évoqué qu’une
part de l’homme et de l’artiste secret, solitaire, bien qu’entouré d’amis. Au
fond, que connaît-on de Brassens ?
Journaliste dans le quotidien « Ouest-France »,
Pierre Berruer ne se prétend pas l’ami de l’auteur du
« Gorille ». Il a trop de respect pour lui. Mais il se flatte d’une
bonne relation. Et comme il l’avait fait pour Bourvil (« Du rire aux larmes »),
il a rencontré les familiers de l’auteur-compositeur-interprète qui se refuse à
être appelé « poète ». Brassens lui-même s’est confié. Et Pierre Berruer a observé. Avec respect, tendresse et humour.
Ce livre contient bon nombre d’anecdotes, qui éclairent
beaucoup plus le personnage que de longs discours. La jeunesse sétoise, la
longue gestation parisienne, l’impasse Florimont, les
débuts chez Patachou, les succès, les tournées, le
lent travail de fourmi de l’auteur-compositeur se complètent de détails
savoureux ou émouvants sur Jacques Brel, Bobby Lapointe, René-Louis Lafforgue et autres artistes ayant côtoyé le « gros »
comme on l’appelle familièrement. Enfin, après un chapitre en Bretagne sur la
vie estivale de Georges Brassens qui n’avait encore jamais été évoquée, l’auteur
aborde les rapports de l’homme et de son œuvre.
Un livre sans fioritures, gai, tonique, qui passionnera
(et peut-être étonnera) les nombreux admirateurs du « monument » de
la chanson française qui a célébré en octobre 81, ses soixante ans.