Quatrième de
couverture : En 1925, une jeune actrice suédoise effarouchée et
émerveillée part à la conquête de l’Hollywood des Années folles, des
extravagances d’un monde fasciné par l’image, secoué par les scandales, les
amours des « stars ». Seize ans plus tard, lorsqu’elle renonce au
cinéma, elle emporte avec elle, ce nom, Garbo, qui continue encore aujourd’hui
à susciter une admiration quasi-religieuse. Garbo, plus que cette beauté, cette
présence mystique, plus que ses rôles, plus que la passion que déchaînent ses
apparitions toujours auréolées de mystère, plus que la légende qu’elle a
voulue, façonné, plus que les refus, c’est un destin de femme. Tributaire d’un
système particulièrement rigoriste, elle s’en dégage, en se démarquant
volontairement de ceux qui acceptent, pour l’argent, la gloire, de n’être que
des pantins antre les mains des producteurs, des patrons, des « faiseurs
de rêves » d’Hollywood. Amoureuse sublimée livrée au public, elle affirme
son droit à la liberté physique et financière, ses exigences intellectuelles et
sentimentales parfois pathétiques. Objet de tous les désirs, traquée,
solitaire, encensée, repoussée, convoitée, seule, elle passe parmi les foules,
somnambule, fidèle à cette autre, l’enfant d’un quartier pauvre de Stockholm,
la petite vendeuse d’un rayon de confection pour dames, l’actrice ambitieuse
qui voulait tant réussir. Elle peut alors échapper à la « modernité »,
au temps, projeter à jamais son visage unique, défiant tous les qualificatifs,
devenir cette déesse célébrée par les plus fous et les plus sages.