Quatrième de couverture : Né à Orléans, en 1819, Gustave Courbet vient à
Paris en 1840 pour se consacrer totalement à la peinture. S’attachant avant
tout à la réalité, il peint d’abord l’univers de son enfance, cette enfance à
laquelle il sut rester fidèle toute sa vie, à travers les tableaux de sa
famille et de sa province. Sans tournants brusques, sans changements de
manières, son œuvre se poursuivit dans une grande unité, passant cependant peu
à peu du sombre au clair et tendant à incorporer toujours plus de lumière.
Observateur passionné, peintre aux tendances démocratiques, apportant avec lui
une bourrasque d’indépendance, provoquant l’éclatement de maints concepts d’art,
il eut des admirateurs fervents et des ennemis acharnés et la bataille qu’il
souleva, par son action comme par son œuvre, se poursuivit jusqu’à sa mort.
Gustave Courbet a eu en
mains tout ce que notre temps a perdu et tout ce qu’il recherche à travers ses
reniements et ses déchirements : le contact vital, fait d’allégresse et de
plénitude, avec la création et la créature. La souveraineté de sa vision de
peintre dépasse les plus grands : il eut le don de redonner la vie à
toutes les formes de la vie.