Quatrième de
couverture :
Après la mort de Staline, une nouvelle époque commence pour les démocraties
populaires. Partout la réaction s'affirme contre l'hégémonie russe et
l'imitation exclusive du modèle soviétique. Cette « version européenne de la
décolonisation » se traduit de deux manières : libéralisation, retour aux
originalités nationales. En somme, chacun de ces états prétend, comme l'URSS
elle-même, bénéficier de la détente et adapter le marxisme à ses intérêts. Au
terme il y aura le printemps de Prague et l'intervention soviétique…
Nationalismes,
attrait de l'Occident, réforme de l'économie, modification des classes
sociales, rôle moteur de l'intelligentsia…, nous saisissons alors des
directions profondes d'une évolution que les impératifs de la puissance
soviétique peuvent retarder et dévier, mais non pas annihiler. Cette autre
Europe, si mal connue, nous ne pouvons pas nous détacher de son destin, pas plus
qu'elle du nôtre.