Quatrième de
couverture : Depuis 1945, l’histoire du monde domine celle des nations :
anciennes et nouvelles, elles doivent s’intégrer, bon gré mal gré, aux
ensembles économiques et stratégiques qui font évoluer la planète. Que la
population mondiale ait presque doublé en un demi-siècle donne la mesure des
pulsions sociales qui affectent certaines zones, failles sanglantes de l’écorce
terrestre : le Proche et le Moyen-Orient, le Sud-Est
asiatique, la mer des Caraïbes… Dans ces régions, s’affrontent les nouveaux
empires par l’intermédiaire de petites nations à la démographie galopante.
En un récit continu, précis, passionnant, Pierre Miquel
situe les régions de conflit dans l’évolution des ensembles, rendant
compréhensibles les crises du quotidien, trop souvent mal perçues – comme la
guerre du Golfe – parce qu’elles ne sont pas reliées à un demi-siècle d’évolution.
Depuis 1989, la boussole de l’Histoire semble perdre le
nord : la chute du mur de Berlin sonne le glas de l’empire des nouveaux
tsars, ouvrant en URSS une zone de tempêtes, la guerre du Golfe semble
reconstituer le « monde un » dont rêvait Roosevelt sous la houlette
puritaine de Washington. Mais la guerre économique se poursuit entre l’Amérique
du Nord, l’Europe et le Japon, et les nations du « quart monde » sont
plus que jamais offertes aux trois plies de la guerre, des épidémies et de la
famine.
Auteur d’une Histoire
de France que tous les Français ont lue, Pierre Miquel s’efforce dans ce
livre de marquer la place de la France dans cette aventure contemporaine de la
planète. Une France plus que jamais
située au carrefour des axes Sud-Nord et Est-Ouest, au cœur du nouveau cyclone
qui commence à se former en Europe, annonçant le fracassant retour de l’Histoire
sur le continent qui l’a vue naître.