Résumé :
Né à Tours, le 30 décembre 1920, le Parti Communiste Français a été
officiellement dissous le 26 septembre 1939.
Cette grande partie de son
existence agitée – objet de ce premier volume – s’inscrit parfaitement entre
les deux guerres mondiales. Né politiquement de la première, il est en effet
mort légalement de l’autre et pour les mêmes raisons : car le Parti Communiste
a été au début comme à la fin de son premier âge au confluent de deux courants :
l’un pacifiste et défaitiste, l’autre marxiste et léniniste.
Pendant les dix premières
années, le parti, héritier de plusieurs traditions, a cherché sa voie et son organisation
au travers de crises internes, d’actions violentes, d’épurations répétées. Car
il a mis dix ans à comprendre et à respecter les vingt et une conditions de l’appartenance
à la IIIe Internationale.
A partir de 1930, un homme
est apparu, Maurice Thorez, qui patiemment a édifié un parti digne de ce nom, c’est-à-dire organisé et discipliné, un vrai
parti communiste, c’est-à-dire fidèle
en toutes circonstances à l’Internationale, à l’Union Soviétique ; enfin,
un parti français, c’est-à-dire
jouant le jeu de la politique française de 1934 à 1938.
Mais c’est au moment même
où il parvenait à l’âge adulte – et triomphant – que l’échec final du Front
populaire, puis la guerre, le rejetaient dans l’isolement.
Tout en approuvant le pacte
germano-soviétique, il approuvait d’abord l’effort de guerre. Mais l’Internationale
fondée par Lénine et fidèle à Staline – allié momentané de
Hitler – condamnait bientôt la guerre impérialiste et amenait le Parti Communiste
Français à la dissidence.
C’est alors que commence
la deuxième partie de l’existence du Parti Communiste, clandestine, puis
gouvernementale, oppositionnelle enfin, qui fera l’objet d’un second volume