Quatrième de
couverture : Jean Elleinstein analyse les
origines, l'épanouissement et le dépérissement du phénomène stalinien dont
l'apogée se situe entre le début des années trente et la mort de Staline en
1953.
C'est dans l'histoire de la Russie prè-révolutionnaire,
des conditions de la première révolution socialiste et de la guerre civile
qu'il faut en chercher les racines profondes. Jean Elleinstein
étudie tous les aspects complexes et contradictoires de ce phénomène qui joua
un rôle tellement important dans l'histoire contemporaine que son influence
idéologique et politique s'étendit aux Etats socialistes nés de la Deuxième Guerre
mondiale et à tous les partis communistes. Il tente d'en donner une explication
marxiste qui ne peut se réduire au seul « culte de la personnalité » dénoncée
par le vingtième congrès du parti communiste de l'URSS en 1956. En étudiant le
rôle de l'État socialiste soviétique et ses rapports avec l'économie et la
société, Jean Elleinstein nous permet
de comprendre la coexistence d'un développement économique et culturel sans
précédent dans l'histoire et d'un État autoritaire et despotique. Le phénomène
stalinien ne naît pas avec Staline et il ne disparaît pas totalement avec lui.
À la question fondamentale de notre temps, le « stalinisme » fût-il la
conséquence nécessaire du socialisme ou bien un accident provoqué par des
causes secondes, Jean Elleinstein répond, preuves à
l'appui - celles de l'histoire - qu'il fut la conséquence des conditions dans
lesquelles naquit et se développa le premier État socialiste du monde.