Quatrième de couverture : Des rues, des places, un
navire de guerre portent aujourd'hui le nom d'Honoré d'Estienne d'Orves. Ils éveillent, ou réveillent, dans la mémoire des
Français le souvenir de cette aube du 29 août 1941 où au mont Valérien, il
tombait sous les balles allemandes avec deux compagnons d'armes, Maurice Barlier et Yan Doornik - premiers fusillés de la France Libre.
Rien,
pourtant, dans l'éducation l'Honoré d'Estienne d'Orves,
ne le prédestinait à cette décision de rupture avec l'ordre établi qu'il prend
le 9 juillet 1940, en quittant son navire de l'escadre française basée à
Alexandrie. Rien, hormis cette volonté farouche de poursuivre le combat partout
où cela était possible. Avec un petit groupe de marins et d'officiers, il
rejoint les camps d'entraînement de l'armée britannique à Ismaïlia, puis Aden.
Il rallie ensuite l'Angleterre et le noyau qui se constitue autour du général
de Gaulle.
Affecté
au 2e Bureau des Forces Navales Françaises Libres, il met sur pied
des réseaux de renseignements en France occupée et établit des liaisons radio
clandestines avec Londres.
Dans
la nuit du 22 au 23 décembre 1940, il débarque à la Pointe du Raz. Il se rend à
Nantes et à Paris, où il multiplie les contactes et organise des sous-réseaux.
Mais un mois plus tard, le radio venu avec lui d'Angleterre le trahit et dit
tout ce qu'il sait aux hommes de l'Abwehr. Alors
commence le calvaire...