Quatrième de
couverture : Destin hors du commun que celui de Félix Houphouët-Boigny :
médecin, planteur, chef coutumier d’une des principales ethnies de Côte-d’Ivoire
et, à ce titre, porte-parole obligé de son canton dans les rapports de la
population avec l’administration. Député à l’assemblée nationale française en
1946, auteur de la loi qui porte son nom abolissant le travail forcé outre-mer,
fondateur d’un grand mouvement émancipateur, le Rassemblement démocratique
africain, il a écrit la page la plus exemplaire de l’histoire de la
décolonisation. Honni du milieu colonial, il était pour beaucoup « l’homme
à abattre » dans le climat de violence qui prévalait. En 1950 René Pleven,
alors chef du gouvernement français, décidait de l’entendre et d’engager le
dialogue avec lui.
De 1956 jusqu’à la proclamation de l’Indépendance de la
Côte-d’Ivoire en 1960, Houphouët-Boigny a fait partie de tous les
gouvernements de la IVe et de la Ve république commençante. « Cerveau
politique de premier ordre », écrit de lui le Général de Gaulle dans ses
Mémoires. Réélu président de la république pour la sixième fois en 1985 au
lendemain de son 80e anniversaire, il a fait de son pays l’un des
rares Etats africains qui auront doublé le cap de l’indépendance dans un climat
de paix et de développement. Houphouët-Boigny : un philosophe, une
passion, une foi.