Quatrième de
couverture : Le 3 juillet 987, à Noyon – voici 1000 ans exactement –
Hugues Capet monte sur le trône de France. Pour Adalbéron, le puissant
archevêque de Reims qui a été la cheville ouvrière de ce sacre, ce devait être
un règne de transition, préparant la réunification de l’Empire carolingien. L’avenir
allait quelque peu le détromper, puisque Hugues Capet, et les trente et un rois
de sa lignée, s’installent en réalité pour huit siècles à la tête du royaume.
D’où la France est-elle donc issue ? D’un concours
de hasards et de malentendus, ou de la volonté d’un homme, Hugues Capet, qui a
su tirer habilement parti des intérêts s’affrontant autour de lui ? Pas à
pas, Edmond Pognon nous fait suivre l’itinéraire qui l’a mené jusqu’au trône.
Dans ce pays de forêts qu’est alors la France, où villes et villages isolés
vivent sous la continuelle menace du pillage et de l’incendie, la loi féodale
règne et les seigneurs sont les maîtres effectifs du territoire. Hugues Capet
est l’un d’eux ; on l’a dit hésitant, timoré, sans initiative. Edmond
Pognon, qui a étudié pendant des années sa vie et son caractère, nous explique
les raisons profondes de son comportement face aux évènements. Des pièges
évités en occasions saisies, de moments de chance en longues attentes, se
dessine l’itinéraire cohérent d’un homme qui avait compris qu’alors comme
aujourd’hui, l’important en politique c’est de durer. La voie du trône, qui s’est
plusieurs fois ouverte à lui, il ne s’y engage que le jour où il est sûr de
pouvoir y rester.
Cet ouvrage met en relief, avec sûreté et pénétration, la
difficile partie que doivent livrer, à toutes les époques de l’histoire, les
hommes qui veulent fonder un pouvoir durable. Hugues Capet a joué et gagné,
dans cette partie qui l’a fait roi, et l’avenir allait rendre de siècle en
siècle sa victoire plus éclatante.