Quatrième de
couverture : Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des dizaines
de milliers de juifs rescapés du Génocide, rejetés de toutes parts,
s'entassèrent dans des bateaux de fortune et quittèrent l'Europe pour se diriger
vers la seule terre qui semblait leur offrir un futur : la Palestine, sous
mandat britannique et qui leur était officiellement interdite. Un jeune homme
de vingt-sept ans originaire de Jérusalem, Yossi Harel, assuma la responsabilité de commander, avec une
audace frôlant l'inconscience, quatre de ces bâtiments, parmi lesquels le
tristement célèbre Exodus. Il organisa l'aménagement de ces véritables épaves,
négocia l'acheminement des réfugiés qui devaient parfois traverser plusieurs
frontières avant d'atteindre les ports de départ, supervisa les embarquements,
veilla à maintenir le moral des passagers en dépit des conditions déplorables
auxquelles ils étaient soumis, allant jusqu'à créer à bord des comités
culturels et un orchestre - avec toujours le même dilemme : jusqu'à quel point
s'opposer aux Britanniques pour ne pas risquer de transformer ces survivants en
chair à canon ?
Yoram Kaniuk,
auditeur privilégié de Yossi Harel,
nous raconte l'histoire de cet homme hors du commun. Document exceptionnel dans
la mesure où Yossi Harel,
aujourd'hui âgé de quatre-vingts ans, n'avait jusqu'ici jamais accepté de se
livrer, ce récit est aussi celui de ces hommes, de ces femmes, et surtout de ces
enfants qui ont constitué l' « immigration parallèle ou clandestine »
et dont l'épopée contribua à la fondation de l'Etat d'Israël.