Quatrième de
couverture : En quelques lignes, dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem, Chateaubriand raconte un étrange
épisode : il essuie une salve de coups de feu alors qu’il descend le Nil
en felouque. A-t-on cherché à tuer Chateaubriand, et pourquoi ? A partir
de cette mention fugace, Dominique Baudis échafaude un extraordinaire roman d’aventures
autour des soldats perdus de l’Expédition d’Egypte.
L’histoire épouse le destin chaotique de Déodat Durau, enfant trouvé,
élevé par un cordonnier de Toulouse et persécuté par son faux frère jusqu’à ce
que le citoyen colonel Dupuy, jeune héros de la révolution, le prenne sous sa
protection. Devenu officier d’ordonnance de Dupuy, il le suit aveuglément.
Ce sera d’abord Toulon et l’embarquement avec le général
Bonaparte qui seul connaît la destination de cette expédition ; la prise
de Malte où Déodat perdra son pucelage… avec une
nonne vierge ; Alexandrie où ils débarquent avec 35000 hommes ; puis
le triomphe de Bonaparte aux Pyramides, la révolte du Caire, la mort de Dupuy,
la peste à Jaffa, les savants, les belles esclaves achetées par les officiers…
Bonaparte part en abandonnant son armée en 1799. Déodat réduit en esclavage sera revendu d’une ville à l’autre :
Damas, Alep, Bakou. On le traîne enchaîné à travers le Caucase entre mer Noire
er mer Caspienne… jusqu’à ce que le Pacha Méhémet-Ali,
qui vient de monter sur le trône d’Egypte, l’achète. Il le rebaptise « Abdallah
de Toulouse » et le charge de trouver d’autres français perdus pour les
réunir sous son commandement. Ibrahim de Tarascon, Selim d’Avignon, Youssouf de
Picardie, Gamal de Rodez, Anouar de Carcassonne, deviennent ainsi les « Français
du Pacha ».
Ce sont leurs aventures, leurs amours et leurs intrigues
qui pèseront cinq ans plus tard sur le destin de François René de Chateaubriand…