Quatrième de
couverture : Une biographie de Jacques Prévert ne peut pas prendre le
tour traditionnel du genre. Elle fait l’école buissonnière, flâne par le chemin
des mauvais écoliers bons enfants, et ressemble à une manière de roman : l’histoire
de Jacques Prévert, tout comme il a intitulé un de ses livres Histoires. Jacques Prévert, son œuvre, la belle ouvrage et sa vie se confondent. Ses chemins de
création, qui se croisent, vont et viennent et ne mènent pas à Rome.
1930, année charnière : ayant quitté, comme tant d’autres,
le groupe surréaliste, Prévert publie ses deux premiers grands textes, dont le
fameux Dîner de têtes et, avec son
frère Pierre et son ami Marcel Duhamel, se lance dans l’aventure du cinéma. Il
est, selon son expression savoureuse, « rempailleur de films ». Il
mettra fin à cette aventure en 1961. Mais celle de la littérature ne cessera
jamais. Après quinze années de poèmes semés ici et là dans les meilleures
revues, ce sera en 1945 l’éclat de la parution de Paroles. Les livres n’avaient plus qu’à se suivre et à se
ressembler dans leur diversité.
Des mots en fête et des merveilles de poèmes. Générosité,
amour de la vie, de l’amour, du bonheur, de la liberté, refus violent de tout
ce qui les détruit, la misère, le fanatisme. Pas une feuille morte dans l’œuvre
de Jacques Prévert, pas un temps mort dans sa vie.