Quatrième de
couverture : Voici bientôt vingt ans disparaissait le général de
Lattre qui fut sans doute le seul « héros », la seule figure
légendaire que la France ait connu depuis un demi-siècle.
Il avait eu le courage et la victoire, l’élégance et le
prestige, le malheur aussi, et ce grand soldat tombait en pleine gloire, à la
veille d’une nouvelle victoire. Il avait conduit la 1ère Armée
Française sur le Rhin et le Danube ; en Indochine, il semblait proche de
gagner la paix.
Durant ses derniers mois, alors qu’il se sentait mourir,
le général avait reçu un livre intitulé : « Mon mari, le général
Marshall ».
-
Si tu écris sur moi, dit-il à sa femme, tu
appelleras ton livre « Jean de Lattre, mon mari ».
C’est pour obéit à ce vœu, à cet « ordre » que
paraissent aujourd’hui les pages que nous avons le grand honneur de publier.
Le premier volume nous a conduit jusqu’à la Victoire. Le
second nous mène jusqu’à ces jours de janvier 1952 où disparaît le grand
soldat.
Années difficiles. La France relève péniblement ses
ruines ; on craint le général victorieux ; l’armée doit être refaite ;
le monde a besoin de réapprendre que la France demeure, par son esprit et son
génie, une grande puissance. Se posent enfin les premiers problèmes de l’Union
Française.
Partout le général de Lattre est présent. Refonte de l’armée
et création des camps légers. Ambassade prestigieuse en Amérique du Sud.
Fontainebleau et l’Europe avec Montgomery. Enfin c’est la tâche que tous
redoutent et qu’il accepte parce qu’il est le plus grand, le plus courageux :
l’Indochine, cette Indochine qui lui prendra son fils, l’enfant héroïque devenu
un homme héroïque, qui lui prendra aussi sa vie après les dernières victoires
que la France connaîtra en Asie.
Et, comme dans le premier volume, derrière le héros nous
découvrons l’homme qui incarne les meilleures vertus de notre race :
courage, intelligence, sens du possible, cœur chaud. Nous découvrons aussi le
chrétien. Il se souvient que seul compte l’esprit. Père douloureux, il accepte
la Croix.
Mais cet homme est mêlé à trente années de l’histoire de
notre pays et Jean de Lattre, mon mari
est un témoignage que nul ne pourra négliger car après la vérité sur l’homme,
ces pages apportent aussi la vérité sur les faits.
Un très grand document. Humain.